Actions d’occupations suite aux manifestations indignées à Barcelone et Madrid

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1306834526.jpg

À Barcelone, le vendredi, la veille des mobilisations plusieurs grands hôpitaux et une université sont occupés pour chauffer les moteurs. Dans toutes la Catalogne des hôpitaux sont occupés depuis des mois et au moins l’un d’entre-eux est autogéré par les usager-e-s et travailleur-euse-s en lutte.

Le samedi, après être descendus en colonnes des différents quartiers de la ville, des centaines de milliers de personnes (200’000, 300’000 ou 400’000, en tout cas beaucoup de monde) participent à la manifestation convoquée par le mouvement du 15M. Celle-ci avait pour slogan « De l’indignation à l’action ! » et s’est une fois de plus caractérisée par sa diversité et son enthousiasme. À la fin, le cortège s’est divisé en trois : un bloc blanc pour la santé, un rouge pour l’éducation et un vert pour le logement.

Pour l’action de santé, 5000 personnes se rassemblent devant un des hôpitaux de la ville particulièrement affecté par les coupures budgétaires. Le manifeste dénonçait aussi bien la baisse de qualité des services reçus, la privatisation d’un bien commun et la précarisation du personnel sanitaire. L’occupation initialement prévue se transforme en performances théâtrales du fait du manque de soutien de l’assemblée des travailleur-euse-s.

Le cortège « éducation » se dirige lui vers une des universités du centre-ville pour soutenir l’occupation et en faire un centre pour la convergence des luttes lycéennes, étudiantes et des professionnels de l’éducation également affectés par les plans d’austérité. Jusqu’à aujourd’hui la faculté est encore occupée.

Le bloc « logement » prend le métro — enfin plus exactement plusieurs rames de métro — pour monter vers le quartier populaire de Nou Barris. Là-haut, 2000 personnes se rassemblent à nouveau et partent dans une manifestation animée. Arrivé-e-s devant un bâtiment vide depuis plusieurs années, les manifestants y entrent de force en criant « Si nous pouvons ! » ou « Une expulsion : une occupation ». Organisée conjointement par des associations du quartier, le mouvement des indignée-e-es et un groupe de famillee affectées, l’action a pour objectif de prendre collectivement une maison pour trouver une solution au problème de logement dont souffrent ces familles expulsées les dernières semaines. Avec la crise, les expulsions locatives se sont multipliées. Il y en a ainsi une douzaine par jour pour la seule agglomération de Barcelone. http://pix.toile-libre.org/upload/original/1319086336.jpgDans un réjouissant chaos de rigueur, des centaines de personnes visitent les appartements. La résistance commence à se mettre en place mais la police n’intervient pas. Un groupe a préparé un dîner et un cinéma en plein air diffuse des vidéos de la télé autogérée du quartier. Le dimanche des activités sont mises en place toute la journée sur la place devant le bâtiment et le soir suite à un appel à soutien du 15M des dizaines de personnes viennent dormir sur place.

Pendant ce temps-là, à Madrid un groupe prenait d’assaut un hôtel abandonné pour également en faire un espace de relogement de personnes expulsées. Il semble que l’action a été plus polémique là-bas comme elle n’avait pas été décidée collectivement, une partie du mouvement se désolidarisant même de l’occupation…

Vidéos : http://vimeo.com/30629332
Infos : http://www.setmanaridirecta.info/
http://twitter.com/#!/search?q=%23edifici15o

Liste Sans titre, 18 octobre 2011.

This entry was posted in La liberté est le crime qui contient tous les crimes, Luttes du logement and tagged , , . Bookmark the permalink.