Immobilier et anarchisme à Poitiers

 

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Salut,
En attendant un prochain communiqué avec plus d’informations concernant ce qui s’est passé et ce qui est à venir, voila ce que l’on peut lire sur le site internet de la presse locale :

Poitiers : les squatters des Feuillants sont partis

Alors même que le tribunal d’instance rendait une décision d’évacuation du squat de la rue des Feuillants ce vendredi [24 juin], les squatters ont quitté les lieux sans attendre l’éventuelle intervention de la force publique. Dans sa décision prise en référé, le tribunal considère que la présence de personnes dans le 89 de la rue des Feuillants constitue « une occupation par voie de fait ». Elle relève « d’un choix de vie et non d’un motif impérieux de logement ». Le juge qui a rendu la décision ordonne l’expulsion sous astreinte de 1.000 € par jour à compter de samedi. Le départ des squatters dans la matinée leur évitera de payer cette somme. Dans un e-mail adressé à la rédaction de la NR à Tours, les squatters ont contesté les propos tenus par Jean-François Macaire, président de Logiparc, en particulier ceux portant sur la vétusté des lieux.

Leur presse (lanouvellerepublique.fr), 24 juin 2011.

 

Communiqué

Dans la presse quotidienne régionale (Centre Presse et Nouvelle République) du 21 juin 2011, deux aricles ont été publiés sur le squat au 89 rue des Feuillants, lieu d’activités « culturelles » mais avant tout lieu d’habitation paisible.

Dans ces articles, la parole est donnée à Jean-François Macaire qui oscille entre désinformation et contre-vérités. Rappelons que J.-F. Macaire n’est pas n’importe qui puisqu’il cumule plusieurs fonctions : premier vice-président du Conseil régional, élu de la ville de Poitiers, président des organismes de logements sociaux Logiparc et Sipéa, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste de la Vienne.

Nous souhaitons en quelques points revenir sur les propos tenus par J.-F. Macaire et par les journalistes de Centre Presse et de la Nouvelle République :

1. « Ce bâtiment n’est pas sécurisé, certains endroits sont très dangereux, l’escalier est en très mauvais état… » L’immeuble n’est pas insalubre. L’argument de l’insalubrité est un prétexte bien connu pour expulser des habitant-es des immeubles abandonnés. Nous invitons d’ailleurs celles et ceux qui le souhaitent à venir s’en rendre compte par eux-mêmes.

2. « C’est la raison pour laquelle j’ai fait poser des serrures. » Cette affirmation relève du mensonge pur et simple. Jamais Logiparc ne s’est déplacé pour installer quoi que ce soit (et certainement pas une serrure !).

3. « De rencontre avec le voisinage, et plus généralement avec les Poitevins, il n’y a pas eu. » Cette affirmation du journaliste de la Nouvelle République est absolument fausse. Beaucoup de voisins du quartier mais aussi d’autres habitant-es de Poitiers sont au courant de notre présence et soutiennent notre démarche. Le voisinage est d’ailleurs prévenu des ativités proposées par courrier et par voie d’affichage.

4. « S’il s’agissait de personnes en recherche d’un logement, nous pourrions leur en trouver un. J’avais fait la proposition lors d’un précédent squat. Il m’avait été répondu que ce n’était pas la question. Et les squatters ne souhaitaient pas non plus que la Ville leur propose un local associatif. » Il y a 4 ans, le prétexte pour expulser et détruire le « précédent squat » en question était de construire des logements sociaux. 4 ans après, rien n’a été fait.

5. « Le tribunal vient d’être saisi de notre demande. Il va constater l’occupation des lieux et les squatters seront invités à quitter l’immeuble. » Nous apprenons par l’article de Centre Presse qui relaye les propos de J.-F. Macaire, l’existence de « procédures légales pour faire évacuer les lieux », et J.-F. Macaire semble d’ores et déjà connaître la décision que rendra la justice…

Face à la menace d’expulsion imminente un nouveau communiqué sera rédigé et diffusé d’ici peu.

La programmation de ce soir (jeudi) est maintenue avec à 19h : repas collectif ; et à 21h : projection de Les LIP, l’imagination au pouvoir (documentaire sur la grève ouvrière la plus emblématique de l’après mai 68) + Les monologues du vagin + débat.

Des habitant-es et des ami-es du 89 rue des Feuillants – 23 juin 2011.

 

Un squat rue des Feuillants

Des squatters ont investi une maison du bas de la rue des Feuillants. Les nouvelles serrures de Logiparc n’empêchent pas l’occupation des lieux.

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La maison du 89 et 89 bis de la rue des Feuillants sera conservée par Logiparc.

Un e-mail envoyé à notre rédaction informait de la prise de possession des locaux : une maison d’habitation au 89 de la rue des Feuillants. « Nous, occupants de l’immeuble situé au 89 de la rue des Feuillants depuis près de deux semaines, avons ouvert ce lieu au public le 15 juin après avoir prévenu le voisinage de notre présence.
Notre démarche est politique. Nous entendons faire de cette habitation un lieu d’échange et de rencontres : repas de quartier, friperie, expressions diverses… Nous vous invitons à venir participer à différents débats ainsi qu’à proposer des sujets de discussion. Nous souhaitons nous organiser sur l’initiative de chacun et chacune afin de nous réapproprier, à notre mesure, la ville, le temps et l’espace. À très bientôt ! »

Les squatters sont toujours là

De rencontre avec le voisinage, et plus généralement avec les Poitevins, il n’y a pas eu. À ce jour du moins. Vendredi, de nouvelles serrures étaient posées par le propriétaire, Logiparc, le bailleur social. Toutefois, de grandes affiches restent apposées : « Portes Ouvertes », « Lieu ouvert d’expression et d’échange ». Ou : « Open ». À l’intérieur, les squatters sont toujours là. Hier après-midi, les fenêtres étaient ouvertes. Depuis la rue, les passants peuvent interpeller les occupants de lieux… très réservés quand il s’agit d’ouvrir le débat avec un journaliste.

Contacté, Jean-François Macaire, président de Logiparc, indique que « l’occupation de maison peut s’avérer très dangereuse. Il n’y a pas de lumière. En tout cas, on s’éclaire je ne sais trop comment. En plus, il n’y a aucune assurance. Nous ne pouvions pas laisser faire. C’est la raison pour laquelle j’ai fait poser des serrures. »

Il ajoute que « s’il s’agissait de personnes en recherche d’un logement, nous pourrions leur en trouver un. J’avais fait la proposition lors d’un précédent squat. Il m’avait été répondu que ce n’était pas la question. Et les squatters ne souhaitaient pas non plus que la Ville leur propose un local associatif. »

Les nouvelle serrures installées par Logiparc n’ont pas eu l’effet escompté. Les squatters ont contourné l’obstacle. Jusqu’à quand ?

Leur presse (Jean-Jacques Boissonneau, La Nouvelle République), 21 juin 2011.

 

Un squat en sursis rue des Feuillants

Un groupe proche des milieux anarchistes occupe un immeuble appartenant à Logiparc. Mais la procédure pour faire évacuer ces lieux vétustes est en cours.

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Deux banderoles au 1er étage de l'immeuble « squatté », dont l'une fait état de « portes ouvertes ». Mais pas pour la presse.

Seules deux banderoles pendouillant aux deux fenêtres du premier étage témoignent, de l’extérieur, d’une présence inhabituelle dans cet immeuble des 89 et 89 bis de la rue des Feuillants. Depuis le début du mois, un groupe de jeunes militants, semble-t-il proches des milieux anarchistes, occupent les lieux. En toute discrétion. Seul un communiqué laconique, envoyé à la presse et disponible sur des forums internet alternatifs et anarchistes, entend expliciter cette présence : « Notre démarche est politique, nous entendons par là faire de cette habitation un lieu d’échange, de rencontre (repas de quartier, friperie, expressions diverses…). » Et de poursuivre : « Nous vous invitons donc à venir participer à différents débats ainsi qu’à proposer des sujets de discussions. »

Malgré cette volonté affichée d’ouverture, et la formule « portes ouvertes » inscrites sur l’une des deux banderoles du 1er étage, les occupants ne souhaitaient manifestement pas en dire davantage aux journalistes ce lundi. « Tout est dans le communiqué, que nous avons élaboré collectivement », lâchait juste hier matin une poignée d’entre eux, croisés devant la porte close du 89. Selon les informations postées sur le forum d’un site anarchiste, le squat serait baptisé « le con » et aurait pour vocation de proposer, entre autres, des débats sur les questions de genre. Reste que ce squat de la rue des Feuillants pourrait ne pas faire long feu. Hier, Jean-François Macaire, président de Logiparc, rappelait que l’immeuble en question est mitoyen de l’ancienne « chausseterie », longtemps théâtre d’un squat en 2007. Surtout, il indiquait le caractère extrêmement vétuste des locaux actuellement occupés : « Ce bâtiment n’est pas sécurisé, certains endroits sont très dangereux, l’escalier est en très mauvais état… » Dans ces conditions, Logiparc a changé les serrures il y a quelques jours pour tenter de faire partir les squatters. En vain. L’office est désormais passé à la vitesse supérieure en engageant les procédures légales pour faire évacuer les lieux. « Le tribunal vient d’être saisi de notre demande. Il va constater l’occupation des lieux et les squatters seront invités à quitter l’immeuble », note Jean-François Macaire qui affirme avoir, pour des raisons de sécurité, voulu « faire vite ».

Leur presse (Frédéric Delâge, Centre-Presse), 21 juin 2011.

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