[« Affaire de Tarnac »] Dupont et Dupond ont attrapé un nouvel innocent suspecté d’être le fameux capitaine Crochet

Sabotage de lignes TGV : un proche du groupe de Tarnac en garde à vue

Après des mois de silence, l’affaire du TGV saboté en 2008 en Seine-et-Marne refait surface avec de nouvelles arrestations. Un homme proche du groupe de Tarnac a été placé jeudi en garde à vue par les policiers de la Sous-direction de la lutte antiterroriste (SDAT). Il est soupçonné d’avoir fabriqué les crochets utilisés lors des dégradations commises sur la ligne.

La justice enquête depuis le 11 novembre 2008 sur ces sabotages attribués à un groupe de jeunes gens basés à Tarnac (Corrèze) et réunis autour de Julien Coupat. Dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, des dégradations avaient été commises sur une ligne TGV à Dhuisy (Seine-et-Marne) au moyen de crochets constitués de morceaux de fers à béton.

Âgé d’une trentaine d’années, l’homme placé en garde à vue demeure en région rouennaise et a une formation de forgeron et ferronnier. Les policiers ont procédé à une perquisition dans l’atelier de son père, qui exerce le même métier, auquel le suspect avait accès.

Une garde à vue qui peut durer 96 heures

À l’issue de sa garde à vue, qui peut atteindre 96 heures dans les affaires de terrorisme, l’homme peut être remis en liberté ou présenté au juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen.

Arrêtées en novembre 2008, dix personnes, dont Julien Coupat et sa compagne Yldune Levy, sont mis en examen dans ce dossier instruit à Paris, notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Retournement de situation en novembre dernier : le parquet de Nanterre avait ouvert une information judiciaire pour « faux et usage de faux en écriture publique », Julien Coupat et neuf autres mis en cause accusant la police antiterroriste d’avoir rédigé un PV mensonger. La procédure vise la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la Police judiciaire, qui enquêtait sur le sabotage. Les avocats des présumés coupables n’ont cessé de dénoncer un « dossier vide ».

Leur presse (LeParisien.fr, 24 février 2012)

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