[Dijon] Des nouvelles de l’internat d’État occupé par les demandeurs d’asile (2)

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Le procès a eu lieu ce mardi matin, le choix procédure d’urgence en référé heure par heure ayant été fait.

Rendu ce jeudi, plus d’infos à venir, en attendant, tenez vous prêt-e-s à une éventuelle expulsion et auquel cas à venir soutenir l’occupation.

Brassicanigra, 1er février 2012.


Dijon : 8 demandeurs d’asile devant la justice

Huit demandeurs d’asile qui occupent un squat sont sous le coup d’une procédure d’expulsion.

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Une soixantaine de demandeurs d’asile occupent depuis plusieurs jours l’ancien internat de l’École nationale des greffes. Huit d’entre eux ont été assignés en référé mardi 31 janvier 2012.

Huit personnes, présentes dans le squat lors du passage d’un huissier, ont été assignées en référé « d’heure à heure » devant le tribunal par la préfecture de Côte-d’Or en vue d’une expulsion. Le préfet invoque des « problèmes de sécurité » dans le bâtiment. L’audience a eu lieu mardi matin et la décision sera rendue jeudi 2 février à Dijon.

Le bâtiment, actuellement inoccupé, est attenant à l’École nationale des greffes, qui appartient à l’État. Le squat abrite 65 demandeurs d’asile originaires de Somalie, du Soudan, d’Érythrée ou du Congo. Ils sont soutenus par une vingtaine d’associations, dont RESF, le Mrap, la Licra ou la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

« Avec cette action, on montre à l’État qu’il a les moyens d’héberger les demandeurs d’asile », déclare Bruno Lombard, président de la Ligue de l’enseignement de Côte-d’Or. « Ces exilés menacés de mort (…) n’ont donc pas le statut d’émigrants ou de sans papiers mais bien celui de réfugiés politiques et de demandeurs d’asile, ce en toute légalité », souligne-t-il.

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-10 degrés attendus en Côte d’Or

« Le seul souci de la préfecture c’est la préservation des personnes et le respect du droit. Il y a des gros problèmes de sécurité dans le bâtiment, il y a des armoires électriques haute tension qui ont été ouvertes », a déclaré à l’issue de l’audience Me Stéphane Maussion, avocat de la préfecture.

« La préfecture ne nous dit pas comment elle va loger ces personnes lorsqu’elles seront délogées par la police », s’interroge Me Dominique Clemang. L’avocate de la défense craint une « expulsion » alors que « les températures sont rigoureuses ». Des températures négatives, pouvant dépasser les -10 degrés, ont conduit le préfet de la Côte-d’Or à activer mardi le niveau 2 « grand froid » du plan départemental d’urgence hivernale.

Leur presse (France 3 Bourgogne), 1er février 2012.

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