[Montpellier/Carnaval] Du grand cœur malade aux mille et une vies de merde…

Oyez ! Oyez ! Le carnaval de gueux revient.

« Faut pacifier disent les gens sages, et les baltringues ;
Faut pacifier disent les tueurs en astreinte. »
Virus -la nuit-

« Sex in the air, i don’t care, i like the smell of this. »
Rihanna -s m-

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1326731965.jpgÀ Montpellier, cette vieille bourge décolorée, aux jouissances javelisées.

Carnaval maboulera de nouveau.

Carnaval c’est toujours le défilé de tous ceux que la ville aimerait voir cloisonner loin de son cœur commercial.

Carnaval c’est : des odeurs d’alcool, de sueur, de pétard… d’une certaine liberté.

Carnaval c’est des gestes d’abord lents, gênés puis dans une ivresse collective au moment où les fous lâchent leurs brides un enthousiasme.

Carnaval c’est le bruit de gens qui ne veulent pas seulement du confort sécuritaire, d’un bar, d’un canapé, d’un you-tube…

Carnaval c’est le chant du cygne d’une vie qui ne veut pas mourir seule.

Et enfin carnaval c’est la revanche des gueux au moins un moment dans l’année (cette année il existe par exemple quelques braises carnavalesques tous les vendredi sur la place Salengro).

Ses gueux expulsées de plus en plus loin par les croisades répétées des forces de l’ordre et du tourisme derrière la frontière du boulevard Gambetta.

Du coup Carnaval change sa tradition et devient belliqueux.

Il s’agit de retourner le sens de la marche.

Carnaval reprend leur « gentrification » et la renverse.

Dans les danses diaboliques, dans des chants et des rires interdits ; Carnaval nous fait nous reconnaître grâce aux déguisements subtils et chars étudiés en groupe.

Carnaval par le feu, par le bruit, par ses odeurs et ses gestes forment la revanche d’une communauté sur l’isolement.

Mais bien sûr Carnaval est maladroit car il n’est qu’un balbutiement, l’œuf qui se vole avant les vaches.

Et les vaches de flics (putain de pute) ils arrivent car ces messires marchands et notables (sire Delafosse on t’emmerde encore et toujours) ne veulent de la ville que comme un dépôt de travailleurs et de consommateurs robotiques. Sans bruits, sans odeurs, sans geste autre que « civilisé »…

Ils aimeraient que rien ne se passe et pourtant…

Alors va nu pied, schlags, boloss, anarcho-prout, chômeurs, gueux, troubadour,… en avant pour la gentrification prolétarienne. D’un grand bond en avant, reprenons la ville en faisant luire mille feux, mille odeurs, mille gestes d’amour enragés…

C’est un rire qui les enterrera tous !

Que crève ce monde.

Rendez-vous pour M la maudite le mardi 21 février à 18h à plan Cabannes puis à 19h au Peyrou (Montpellier).

Quelques liens autour des différents carnavals…

<http://www.youtube.com/watch?v=APMIZMUk-hw>

<http://www.youtube.com/watch?v=jda3NXe9lqw>

Caranaval de l’an dernier.

Article de l’an dernier.

Excellente brochure historique sur carnaval en général et Montpellier en particulier.

Collectif pour un carnaval ambulant, 15 janvier 2012.

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