[Internationale des assassins en uniforme] La police travaille au Congo-Kinshasa

La Grande Bretagne suspend son aide à la réforme de la police congolaise

La Grande-Bretagne a suspendu son programme d’aide à la réforme de la police congolaise. Cette décision fait suite à la publication d’un rapport des Nations unies en octobre dernier accusant des policiers d’avoir assassiné ou fait disparaître plusieurs dizaines de personnes lors d’une opération antibanditisme à Kinshasa.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/011.jpg

Entraînement de la police à Kisangani, décembre 2010.

Selon ce rapport des Nations unies, des policiers congolais se sont rendus coupables de violations des droits de l’homme lors de cette opération de police, a indiqué à l’AFP une porte-parole du DFID, le service de la coopération britannique.

La police congolaise a indiqué n’avoir pas été notifiée par écrit de la décision du DFID (Department for International Development). La décision a été communiquée à la partie congolaise au cours d’une réunion [que les Britanniques] ont eue avec le ministre de l’Intérieur Richard Muyej, a indiqué à l’AFP le colonel Pierrot Mwana-Mputu, directeur de l’information de la PNC.

Selon l’officier, cette réunion s’est déroulée juste après la publication, le 18 novembre, d’un rapport de l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) affirmant que des policiers avaient tué au moins 51 jeunes hommes et adolescents et en avait fait disparaître 33 autres lors d’une grande opération contre le banditisme menée dans la capitale congolaise de novembre 2013 à février 2014.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/032.jpg

VOIR LE DOCUMENT

La coopération britannique voulait avoir des précisions par rapport au rapport de Human Rights Watch sur ce coup de filet baptisé opération Likofi (Coup de poing en lingala) et ils ont dit que, jusque-là, ils ne sont pas convaincus de (…) la version du gouvernement, a souligné le colonel Mwana-Mputu.

Le rapport de l’ONU auquel fait référence le DFID est une autre enquête sur Likofi, réalisée par le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme en RDC (BCNUDH), et qui établissait à 41 au minimum le nombre des victimes des violences policières pendant cette opération (neuf exécutions sommaires et 32 disparitions).

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/022.jpg

Des policiers congolais participant à l’Opération Likofi dans la capitale de la RD Congo, Kinshasa, le 2 décembre 2013.

Jugeant l’étude onusienne aussi malveillante que mensongère, le gouvernement a expulsé en octobre le chef du BCNUDH, Scott Campbell, avant de crier au lynchage médiatique après la publication du rapport de HRW.

Pour les Britanniques, l’avenir du programme de coopération policière en RDC sera fonction de la réponse du gouvernement de Kinshasa aux éléments contenus dans le rapport du BCNUDH.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/042.jpg

VOIR LA VIDÉO

Leur presse (RadioOkapi.net avec l’Agence Faut Payer,  28 novembre 2014)

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés

[Wellington] « They killed Rémi : Smash them »

New Zealand solidarity with French activist Remi Fraisse and against police murder

This morning the front doors of the French Embassy in Wellington have been covered with a message to the French government.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/051.jpg

This action was taken to express the rage and horror at the murder of Remi Fraisse, 21, a French eco-protester killed by police GRENADE at protest against a dam. He was found dead Sunday morning, 26 October 2014, with wound to his back.

Prosecutor says injury was caused by explosion, possibly a police grenade.
Government have so far refused to comment on allegations against officers.

His death is the first during a protest on mainland France since 1986.

Fellow protesters planted trees at the controversial project site at Sivens in the Tarn region in southern France.

“It’s a symbolic way to give back life to this landscape of disaster. And I understand Rémi – because we’re here for him as well. He fought for life not death,” said one protester.

 Aotearoa Indymedia, 21 novembre 2014

Posted in Graffitis divers, La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , | Commentaires fermés

[ZAD des Chambarans] L’abattage des arbres reprend

Urgent : L’abattage des arbres est en train de reprendre

Dixit une journaliste de France TV Info sur place avec les ouvriers

Mailing – 3 décembre 2014 à 9h23

Posted in Aménagement du territoire - Urbanisme, Luttes pour la terre | Tagged , , | Commentaires fermés

[Carhaix] Vengeance pour Rémi

Rémi Fraisse : des locaux du PS vandalisés

Les locaux du Parti socialiste à Carhaix (Finistère) ont subi des dégradations volontaires dans la nuit de dimanche [30 novembre] à lundi [1er décembre], une possible vengeance pour la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, a t-on appris auprès du PS et des gendarmes.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/071.jpg

Outre des vitres brisées et les traces d’un engin inflammable de type cocktail Molotov, les murs portaient l’inscription “vengeance pour Rémi”, en référence au jeune homme tué lors d’une manifestation sur le site du barrage de Sivens.

(…) Christian Troadec, maire de Carhaix, qui avait annoncé début novembre son intention de donner le nom de Rémi Fraisse à une rue de la ville en hommage au militant écologiste, a également condamné ces dégradations dans un communiqué.

Le sigle ARB, également tagué sur les murs du local, renvoie à l’Armée révolutionnaire bretonne, une organisation indépendantiste responsable d’attentats à l’explosif dans les années 1970 mais aussi à un nouveau groupuscule baptisé Argad Résitance Bretonne, Argad signifiant “à l’attaque” en breton. Argad a revendiqué des dégradations sur des bâtiments publics ces dernières années.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeFigaro.fr, 1er décembre 2014)

Posted in Graffitis divers, La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , , , , , , | Commentaires fermés

[ZAD des Chambarans] Nouvelles de la maison et du chantier au 2 décembre

Nouvelles de la maison et du chantier au 2 décembre
Communiqué du lundi 2 décembre

Ce matin à 10 heures un huissier est venu à la Maquizad, accompagné des gendarmes, pour constater l’occupation de la maison forestière de la Marquise, à la demande de l’ONF. L’huissier nous a demandé de quitter les lieux, ce que nous avons refusé, au nom du droit au logement.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/052.jpg

Depuis lundi 1er décembre, le chantier est bloqué. Ce matin, la base de vie du chantier en algeco était démontée et les dernières machines présentes sur place quittaient le chantier. On reste vigilantEs sur le chantier et à la maison. Affaire à suivre, on lâche rien !

Nous appelons tou-te-s celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre à la Maquizad, ou à nous soutenir matériellement (la liste des besoins).

Pour nous joindre : infos ZAD 06 56 84 36 13.

Pierre, les vacances sont finies !

ZAD Roybon

 

[zad-chambarans] ALERTE ROUGE ! mobilisation urgente

huissiers et gendarmes sur place à la Marquise
menaces d’expulsion
venez vite et relayez l’appel

Mailing – 2 décembre 2014 à 10h34

 

Selon personnes sur place jointes par téléphone, les gendarmes et l’huissier sont repartis. (Mailing – 12h19)

Posted in Aménagement du territoire - Urbanisme, Luttes pour la terre | Tagged , , | Commentaires fermés

[Au suivant !] La lustration au Burkina

Ouaga : Les chauffeurs et transporteurs exigent et obtiennent le départ du président de l’OTRAF

De nombreux chauffeurs et transporteurs ont marché ce lundi matin de la Gare routière de Ouagadougou à la Patte d’Oie jusqu’au siège l’Organisation des Transporteurs routiers du Faso (OTRAF). Ils réclament le départ du président El Hadj Boukaré Sankara, qui  a fini par plier.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/021.jpg

Les manifestants  ont pris d’assaut les bureaux de l’organisation qu’ils ont presque mis à  sac. Ils reprochent au président Sankara d’occuper son poste depuis 19 ans et d’avoir placé des membres de sa famille et connaissances aux postes influents.  Les chauffeurs se plaignent aussi des tarifs appliqués sur les voyages.

Boukaré Sankara et ses proches, selon toujours les manifestants, se partageraient les bons de transport, occasionnant un manque de travail et de revenus réguliers pour le reste des transporteurs.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/031.jpg

El Hadj Boukaré, ex-président de l’OTRAF

Les manifestants assurent que cela faisait quatre jours qu’ils ont demandé au président de l’OTRAF de céder sa place. Celui-ci ne l’entendait pourtant pas de cette oreille, soutenant que les chauffeurs ne pouvaient pas le faire démissionner étant donné que ce n’est pas eux qui l’ont élu à ce poste.

Toujours est-il que les manifestants l’indexent comme étant à l’origine de plusieurs de leurs malheurs. En exemple, ils ont évoqué le fait qu’à l’extérieur, où l’OTRAF serait la seule organisation de transporteurs burkinabè à avoir des représentations, les transporteurs étrangers sont privilégiés par rapport à eux pour avoir des marchandises à transporter.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/041.jpg

Le papier démontrant de la démission de El Hadj Boukaré Sankara

Les tractations ont duré près de quatre heures d’horloge et El Hadj  Boukaré Sankara a fini par accepter de démissionner. Il a d’abord signé un document assurant qu’il remettait les charges de la présidence à son vice-président, ce qui n’a pas été du goût des manifestants. Ces derniers, qui avaient déjà commencé la mise à sac des locaux, ont tenté de forcer les ouvertures pour « mettre El Hadj à la porte ».

C’est vers 12H30, après l’arrivée de Boureima Ouédraogo, PDG de la société de transport OBOUF, venu apporter sa médiation, qu’El Hadj Boukaré Sankara a accepté de présenter sa démission pure et simple. Ce geste a été applaudi par les manifestants, qui l’attendaient avant de libérer les lieux.

Stella Nana, Burkina24, 1er décembre 2014

Posted in General | Tagged , , , , , | Commentaires fermés

[ZAD des Chambarans] Nous appelons à venir organiser et célébrer les victoires suivantes avec nous

COMMUNIQUÉ
Chambarans : blocage des travaux

Ce lundi 1er décembre 2014 au matin, les travaux de déforestation des Chambarans n’ont pas repris.

Dès l’aube, des opposantEs au projet de CenterParc de Roybon sont montéEs sur les machines de chantier tandis que d’autres entraient en dialogue avec les ouvriers et les services de sécurité. Au mépris de toute notion de sécurité, un des ouvriers a mis en danger la vie de deux opposantEs en démarrant et agitant son énorme engin mortifère (voir photo). S’en est suivie plus d’une heure de discussion, ponctuée par les réactions toujours violentes du conducteur cité plus haut.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/13.png

7h40, un des opposants sur une machine, l’ouvrier inconscient cherche à faire descendre les opposants en appuyant frénétiquement sur les boutons.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/14.png

Les copains restés « au sol » tentent de s’interposer eux aussi.

Les opposantEs au projet ont ensuite escorté les 2 engins de déboisement jusqu’à l’orée de la forêt. Les autres ouvriers n’ont tout simplement pas démarré leur machines. Autour de 10h30, deux ouvriers ont repris les travaux, protégés par les gendarmes, mais toujours gênés puis bloqués à nouveau par d’autres opposantEs venuEs en renfort.

Après l’occupation réussie de la MaquiZad, anciennement Maison forestière de la Marquise, ce blocage des travaux, quoique provisoire, est un pas de plus vers l’arrêt DÉFINITIF du projet. Nous appelons à venir organiser et célébrer les victoires suivantes avec nous.

Pierre, les vacances sont finies.

Des opposantEs au projet – 1er décembre 2014

Posted in Aménagement du territoire - Urbanisme, Luttes pour la terre | Tagged , , , | Commentaires fermés

[ZAD partout] La forêt de Chambaran est à tou-te-s

Communiqué de presse

Dimanche 30 novembre, nous nous sommes retrouvé-e-s à plus d’un millier de personnes à Roybon (Isère) pour nous opposer au projet de Center Parcs et nous réapproprier la forêt des Chambaran, volée par Pierre & Vacances (30 ct / m2). En traversant le site du chantier, nous avons montré que cette forêt est à tou-te-s, et nous avons constaté qu’elle est aujourd’hui détruite à toute vitesse pour un projet qui, en plus d’être inutile, se réalise sur argent public dans un déni démocratique ahurissant (cf. résultats de l’enquête publique).

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/08.jpg

Notre promenade s’est achevée à la maison forestière de « la Marquise », propriété abandonnée de l’ONF, que nous occupons massivement à partir d’aujourd’hui et jusqu’à l’abandon définitif du projet de Center Parcs.

Cette maison nous servira de base arrière pour organiser notre lutte pour une forêt sans Center Parcs. Cette lutte est la sœur d’autres mobilisations et l’occasion de montrer que d’autres mondes sont possibles et existent déjà.

Nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre : pour une nuit ou pour la vie, une lutte sur place ou à emporter, chacun selon ses moyens.

Ce n’est que le début.

ZAD partout !

Pierre, les vacances sont finies !

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/09.jpg

ZAD Chambaran, 30 novembre 2014

 

ISÈRE
Center Parcs : après Notre-Dame-des-Landes et Sivens, Roybon ?

Les opposants au Center Parcs de Roybon, en Isère, se sont mobilisés ce dimanche contre un projet qu’ils jugent inutile et démesuré.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/05.jpg

Les anti-Center Parcs sont arrivés, au terme de leur marche, devant une maison forestière abandonnée.

Après Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) et Sivens (Tarn), Roybon ?

Tel est en tout cas l’objectif de la frange la plus extrémiste des opposants au Center Parcs de Roybon (Isère) : créer une nouvelle « Zone à défendre » contre un projet jugé inutile et démesuré.

Hier midi, un millier de manifestants, parmi lesquels se trouvaient des élus écologistes, se sont introduits sans violence sur le site du chantier, au cœur de la forêt des Chambaran.

Si la majorité des participants étaient venus dans un esprit bon enfant et festif, une petite minorité, visage masqué, en a profité pour dégrader légèrement le site (arrachage de balises, tags sur des préfabriqués, tentative de sabotage d’engins).

Le conflit change de nature

Les quelques vigiles présents n’ont pas pesé bien lourd. Quant aux gendarmes, présents non loin de là, ils se sont montrés très discrets, sans doute pour éviter les provocations et une tension supplémentaire.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/04.jpg

Au bout de la marche, les anti-Center Parcs sont arrivés devant une maison forestière abandonnée, à quelques centaines de mètres de la limite du chantier. Un petit groupe, le visage toujours dissimulé par une écharpe ou une capuche, a lu deux déclarations contestataires aux colorations anarchistes ou d’extrême-gauche (avec une référence à Rémi Fraisse, décédé à Sivens).

Après un pique-nique partagé tous ensemble, la plus grande partie des manifestants est repartie tandis que les zadistes prenaient possession des lieux.

L’opposition au projet, jusque-là essentiellement festive et légaliste, vient donc de changer de nature.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Sébastien Dudonné, Le Daubé, 1er décembre 2014)

 

ISÈRE
Center Parcs à Roybon : des opposants au chantier s’installent sur place

20 heures : des opposants à la construction du Center Parcs dans la forêt des Chambarans sont restés sur place ce soir après le départ de la grande majorité des manifestants, vient d’indiquer une source fiable au Dauphiné Libéré. « Un groupe de personnes », confirme la gendarmerie — qui n’est pas en mesure d’en déterminer le nombre exact — « s’est effectivement installé dans la maison forestière » où s’est achevée la manifestation, et située à environ 150 mètres des limites du chantier.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/01.jpg

Des opposants au chantier occupent désormais cette maison forestière, située à 150 mètres du chantier.

Ces dernières semaines, l’intention d’une partie des opposants était clairement d’instaurer une ZAD (une « Zone à défendre ») analogue à celles de Notre-Dame-des-Landes et de Sivens, permettant aux contestataires de mener à tout moment des actions pour perturber l’avancée des travaux. C’est donc probablement ce qui est en train de se produire ce soir dans les Chambarans.

15 H 55 : les rangs des manifestants se sont considérablement renforcés en fin de rassemblement. La manifestation pourrait maintenant approcher le millier de personnes, selon l’estimation des journalistes du Dauphiné Libéré présents sur place. Après avoir parcouru le chantier, les manifestants en sont ressortis et se sont rassemblés à environ 100 mètres des limites de ce chantier. Ils ont pénétré dans une maison forestière qu’ils occupent actuellement. Après plusieurs prises de paroles, les manifestants ont débuté leur pique-nique vers 15 heures. Par ailleurs, lors de la traversée du chantier par les manifestants, plusieurs engins et préfabriqués ont été tagués. La gendarmerie s’est pour l’instant globalement tenue en retrait. Peu avant 16 heures, plusieurs centaines de personnes se tiennent toujours à proximité de l’emprise du chantier.

13 H 39 : les manifestants, au nombre de plusieurs centaines, viennent de pénétrer sur le site du chantier du Center Parcs des Chambarans, a constaté une équipe du Dauphiné Libéré.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/02.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2014/12/03.jpg

12 H 45 : plusieurs centaines de personnes participent depuis midi à un rassemblement de protestation contre la construction du Center Parcs de Roybon, initié par le groupe Pierre et Vacances. Les manifestants se sont réunis au pied de la route menant au chantier et s’apprêtent à se rendre sur le site. Comme l’a constaté le Dauphiné Libéré sur place, une importante présence de gendarmerie est visible. En milieu de matinée, une centaine de personnes favorables à la construction du complexe de loisir des Chambarans se sont rassemblées dans le calme devant la mairie de Roybon.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Sébastien Dudonné & D.M., Le Daubé, 30 novembre 2014)

 

Aménagement du territoire
Comme à Sivens et Notre-Dame-des-Landes, les opposants au Center Parcs de Roybon (Isère) s’installent sur le chantier

Manifestations, dégradations sur le chantier et recours en justice : les opposants au Center Parcs de Roybon (Isère) multiplient les actions contre ce projet de village de vacances qualifié de “carnage” pour l’environnement. Ce dimanche, certains se sont même installés sur le site. Un nouveau Sivens ?

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/06.jpg

La maison dans laquelle se sont installés quelques opposants au Center Parcs.

Ce dimanche 30 novembre, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans la forêt de Chambaran, à quelques kilomètres au nord du plateau du Vercors. Organisé par le collectif Zad (zone à défendre) Roybon, c’est au moins le troisième rassemblement contre le projet dans la région depuis le lancement des travaux de défrichement, le 20 octobre.

Des opposants avec leurs matelas

Sauf que cette fois, plusieurs des manifestants avaient pris avec eux leurs matelas et quelques provisions. Leur objectif ? S’installer durablement sur le chantier pour le perturber voire empêcher son avancement. Pour ce faire, les opposants ont pris possession d’une vieille maison forestière. Avec donc, la ferme intention d’y rester et de créer une véritable ZAD à la manière de ce qui s’est fait sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, ou du barrage de Sivens.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/07.jpg

La manifestation de ce dimanche 30 novembre.

Le chantier de Roybon est en outre l’objet de “harcèlement” et d’actes de “vandalisme” presque “toutes les nuits”, avec des clôtures détériorées, des piquets de géomètre déplacés et un incendie de matériel, selon Éric Magnier, directeur grands projets du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs. “On est obligé de déplacer les engins de défrichement toutes les nuits”, précise-t-il, indiquant que les travaux avaient déjà pris quinze jours à trois semaines de retard.

La situation “est en train de passer au stade d’un nouveau Sivens”, estime Francis Meneu, président de la Frapna (Fédération Rhône Alpes de protection de la nature) Isère. La référence aux manifestations contre le barrage de Sivens (Tarn) ou l’aéroport Notre-Dame-des Landes (Loire-Atlantique) revient régulièrement dans la bouche des opposants, qui espèrent provoquer un débat national sur le dossier.

697 emplois créés

Le Center Parcs de Roybon doit réunir un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l'”Aquamundo”, une bulle transparente maintenue à 29°c, avec piscine, jacuzzi, etc. “Pourquoi détruire toute cette nature pour créer un environnement artificiel sous une bulle tropicale?”, demande Stéphane Péron, président de l’association d’opposants “Pour les Chambaran sans Center Parcs” (PCSCP), en évoquant un “carnage” pour l’environnement.

Avec la Frapna et la Fédération de pêche de la Drôme, son association a déposé un recours en référé au tribunal administratif de Grenoble pour faire arrêter l’abattage des arbres qui touche déjà plus de 30 hectares. Une audience est prévue le 12 décembre. À l’issue des travaux, le site s’étendra sur 150 hectares, soit “0,42% de la superficie totale de la forêt”, souligne le groupe Pierre & Vacances, qui met en avant aussi 697 emplois créés et des retombées fiscales pour les collectivités locales.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/08.png

En vidéo, le reportage de Marion Feutry, Florine Ebbhah et Frédéric Cathelain : Manifestation Roybon contre le Center Parcs

Des arguments qui ont convaincu une grande partie des élus isérois, de droite comme de gauche, au premier rang desquels le secrétaire d’État André Vallini (PS), ancien président du conseil général. “Les commerçants attendent Center Parcs avec impatience. On a besoin d’activité économique. Sous prétexte qu’on a 33.000 hectares de forêt, on ne va pas rester à regarder tomber les châtaignes à l’automne”, fait valoir Marcel Bachasson, conseiller général (UMP) et ancien maire de Roybon (2001-2014).

“Dix fois Sivens !”

Lancé en 2007, le projet a été maintes fois retardé par des recours en justice. Aujourd’hui, les opposants s’appuient sur les conclusions de la commission d’enquête publique au titre de la loi sur l’eau, qui a rendu à l’unanimité un “avis défavorable” au projet en énumérant 12 critiques. Qualifiant le projet de “rédhibitoire”, elle a notamment pointé l’absence de débat public et un impact sur les zones humides évalué “a minima” entre 110 et 120 hectares.

“Dix fois Sivens !”, crient les opposants. “C’est une aberration. Le lieu d’implantation est le point de naissance de deux rivières. C’est un espace entièrement naturel et jamais impacté par l’homme en 700 ans”, souligne Francis Meneu. Pierre & Vacances assure au contraire avoir conçu le projet “dans le plus grand respect de l’environnement”, selon Éric Magnier, qui dénonce des “contre-vérités” et évoque seulement 76 ha de zones humides détruites.

La construction des résidences doit commencer à l’automne 2015. S’il voit le jour, fin 2017, le Center Parcs de Roybon sera le sixième en France et le 25e en Europe.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (France 3 Alpes avec l’Agence Faut Payer, 30 novembre 2014)

Posted in Aménagement du territoire - Urbanisme, Luttes pour la terre | Tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés

[Dimanche 30 novembre 2014] Naissance de la ZAD du Roybon

http://juralib.noblogs.org/files/2014/12/10.png

VOIR LA BANDE ANNONCE

Posted in Aménagement du territoire - Urbanisme | Tagged , | Commentaires fermés

[Odienné, Côte d’Ivoire] Serait-ce le devenir des comicos partout ?

Côte d’Ivoire : commissariat et gendarmerie saccagés à Odienné après la mort d’un jeune homme

La préfecture de police, le commissariat et la gendarmerie d’Odienné, principale ville du nord-ouest de la Côte d’Ivoire, ont été saccagés vendredi après la mort d’un jeune homme dans les locaux de la police, ont indiqué samedi des habitants.

Le calme était revenu samedi dans cette ville frontalière de la Guinée, après une concertation entre la chefferie traditionnelle et l’administration locale, selon les mêmes sources.

Les émeutes ont éclaté à l’annonce du décès d’un habitant de la ville, Moustapha Komara, 21 ans, un transporteur retrouvé mort dans les locaux de la police locale, selon des habitants joints au téléphone depuis Abidjan.

Le jeune homme avait été convoqué par la police après une plainte déposée par le père de sa petite amie qui l’accusait de “séquestration”, a expliqué un autre habitant.

À l’annonce de son décès, une bande de jeunes en colère ont saccagé le commissariat de la ville et incendié le seul véhicule de fonction, selon des habitants.

La préfecture de police et la gendarmerie proches ont également été saccagées et pillées, et “six Kalachnikov, des gilets pare-balles et des ordinateurs ont été emportés”, a déclaré Adama Koné, un fonctionnaire de la ville.

“On a eu peur, la ville a été paralysée pendant 24 heures”, a confié un autre habitant.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 29 novembre 2014)

 

Côte-d’Ivoire émeutes à Odienné : commissariat, gendarmerie et préfecture de police saccagés et pillés

Les bureaux du commissariat de police, de la préfecture de police et de la brigade de gendarmerie d’Odienné ont été saccagés et pillés, lors de violentes émeutes déclenchées dans la soirée de jeudi, par un groupe de personnes de la ville, pour protester contre la mort d’un jeune dans les geôles du commissariat.

Selon la police, Comara Moustapha, 16 ans, conducteur de taxi moto, a trouvé la mort jeudi quelques heures après avoir été arrêté par la police pour « menace de mort, destruction de bien d’autrui et violence et voie de faits » sur une jeune fille, élève en classe de 3e au lycée Moderne d’Odienné.

Des jeunes manifestants ont alors attaqué le commissariat, la préfecture de police et la brigade pour protester contre la mort du jeune Moustapha.

Un véhicule de type 4×4 du commissariat de police a été incendié par les manifestants, plusieurs ordinateurs et des armes et des sanitaire ont été emportés, ainsi que le mobilier de bureau saccagé et par les manifestants.

Les bâtiments ont été sauvés jusque-là grâce à la présence des éléments des Forces armées républicaines (FRCI).

Fin juillet, un tract avait fait le tour des services publics demandant aux forces de l’ordre en poste à Odienné avant 2011 de quitter la ville.

Depuis les émeutes du jeudi soir, plusieurs policiers, évoquant des menaces contre leur vie, ont quitté la ville.

Leur presse (AIP, 28 novembre 2014)

 

Odienné - Les élèves ses établissements primaires et secondaires ont été délogés des classes vendredi à Odienné (Nord-ouest, région du Kabadougou), où de violentes émeutes ont éclatées dans la soirée de jeudi, suites au décès d’un jeune dans la cellule de détention du commissariat de police de la ville.

« Nous avons été visités par des manifestants munis de gourdins, de bois et de lance-pierre qui nous ont demandé de libérer les élèves, ce que nous avons fait par mesure de prudence », ont fait savoir à l’AIP des enseignants dans le centre-ville, en milieu de matinée. (…)

Leur presse (AIP, 28 novembre 2014)

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , , , , | Commentaires fermés

[Touggourt, Algérie] Pouvoir assassin

Deux morts et plusieurs blessés dans des affrontements à Tougourt

Deux morts, Toumi Meftah et Malki Nourredine et de nombreux blessés ont été enregistré ce vendredi dans heurts violents entre la police et des manifestants à Draa El Baroud, quartier périphérique de Tougourt.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0411.jpg

Les manifestants avaient installé une tente sur la route et retenu un camion de carburant.

Les heurts se sont déclenchés quand des dizaines de manifestants, qui avaient bloqué la RN3, en fin d’après-midi, ont menacé d’incendier le commissariat de police du quartier Draa El Baroud et faire exploser une citerne de carburant.

La manifestation a été déclenché pour protester contre le retard dans la distribution de terrains constructibles et le non raccordement des constructions au réseau d’eau potable.

Bilan de de ses affrontements : 25 blessés dont 5 graves transférés à l’hôpital de Constantine et 9 policiers, selon Abdelhak Bouhafs directeur de la santé de la wilaya de Tougourt.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0210.jpg

Leur presse (Houria Alioua, ElWatan.com, 28 novembre 2014)

 

Émeutes de Touggourt. « Les manifestants ont attaqué un commissariat avec du cocktail Molotov » (source sécuritaire)

(…) Le drame s’est produit lorsque pas plus de 700 manifestants ont attaqué un commissariat pour libérer 14 émeutiers arrêtés par les forces de l’ordre, selon la même source. « Les manifestants ont attaqué le commissariat avec des cocktails Molotov et voulaient libérer 14 trublions arrêtés par les forces de l’ordre », précise notre source. La DGSN a lancé une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame. « Seule l’enquête peut nous dire si les deux personnes ont été tuées par balles et dans quelles conditions », affirme notre source. (…)

Presse antiémeute (Rafik Tadjer, TSA-Algerie.com, 29 novembre 2014)

 

Touggourt : Belaiz limoge les chefs de daïra et de sûreté

Alors que les jeunes de Touggourt campent sur leur position et défient les forces de l’ordre à l’entrée de la ville dans une face à face froid avec les forces de sécurités en renfort dans tous les sites névralgiques de la ville, les premières sanctions commencent à tomber après la venue, il y’a à peine 1 heure de Tayeb Belaiz, ministre de l’intérieur et Abdelghani Hamel.

Le ministre vient en effet de mettre fin aux fonctions des chefs de daïra et  de sûreté de la daïra de Touggourt dans un acte d’apaisement des esprits surchauffés suite au décès de deux jeunes protestataire dans la nuit de vendredi à samedi prés du poste de police de Draa El Baroud, quartiers périphérique de la commune de Nezla, prés de Touggourt.

Les habitants crient à la bavure policière et réclament une enquête impartiale que le ministre vient de lancer sur le champ.

Tayeb Belaiz qui a demandé à voir les familles Toumi et Malki est actuellement en route pour Draa El Baroud. Nous apprenons par ailleurs qu’un policier est dans le coma, frappé hier par un projectile au niveau de la tête.

Leur presse (Houria Alioua, ElWatan.com, 29 novembre 2014)

 

Après le limogeage du chef de daïra et du chef de la sûreté de daïra de Touggourt, le ministre de l’intérieur Tayeb Belaïz, a annoncé samedi l’élargissement des jeunes protestataires interpellés lors des affrontements meurtriers du vendredi 28 novembre qui ont fait 2 morts, 36 blessés dont quatre dans un état grave.

Une mesure d’apaisement décidée alors qu’une manifestation a été organisée le jour même par des centaines de jeunes qui ont marché dans les rues de Touggourt en direction du siège de la sûreté pour dénoncer les violences et réclamer la libération des 14 manifestants détenus. (…)

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0312.jpg

Leur presse (huffpostmaghreb.com, 30 novembre 2014)

Posted in La police travaille, Les luttes de classes en Algérie, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , , , , , , , | Commentaires fermés

[Bordeaux] « Tout le monde déteste la police »

Récit manif Bordeaux 22/11

Le samedi 22 novembre à Bordeaux, place de la Victoire, entre 500 et 700 personnes se retrouvent pour une manif sauvage contre la police. Comme il a été appelé, aucun drapeau d’aucune sorte, la plupart des gens sont venus masqués. On y trouve des masques de tous genres, de la cagoule aux masques à frou-frou et plumes. Le rassemblement a des airs bonne ambiance, les gens sont déterminés et joyeux.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0118.jpg

Puis l’on part assez vite dans la rue Sainte Catherine, grosse artère commerçante de la ville. Il y aura peu de flics jusqu’à la fin ; on dirait qu’ils se sont fait surprendre par le nombre, ne peuvent que nous suivre de loin car ils ne connaissent pas notre trajet, et aussi peut-être ne veulent-ils pas qu’un gros dispositif chauffe les esprits. Quelques fumis sont craqués, pétards, sono, tags au sol.

Ayant le choix du parcours, nous prenons le cours Victor Hugo, en scandant des slogans : “Tout le monde déteste la police”, “Flics, porcs, assassins”, mais aussi “Assassins de la police” ou encore “Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ?”. On rencontre sur le trajet pas mal de gens, normal pour un samedi dans les rues commerçantes. On croise pas mal de réactions différentes, étonnement, peur, sourires complices, des gens le poing levé aux fenêtres qui nous surplombent et même certains nous rejoignent. Une patrouille qui nous escorte essuie un jet de pavé.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/029.jpg

Les tags sur les murs et sur le tram commencent, nous bifurquons sur le cours Pasteur pour arriver place de l’Hôtel de Ville, Pey Berland ; le centre de recrutement de la gendarmerie se retrouve redécoré de peinture, sa vitrine brisée par une poubelle. Les tags sont nombreux et rythment la manif : beaucoup contre la police, en soutien à la ZAD, certains en turc… C’est un joyeux bordel, qui permet des pratiques de manif assez diverses.

Le tram transportant ses passagers sera aussi tagué rue Vital Carles, artère difficile d’habitude à emprunter pendant les manifs, maison du Préfet oblige. D’ailleurs, ça devait bien faire 5 ans qu’un parcours comme celui-ci n’avait pas été tenté avec autant de succès, ce qui renforçait encore l’enthousiasme. Puis on s’engouffre dans le cours de l’Intendance, quartier chic de chez chic. Tags sur les boutiques de luxe, quelques distributeurs pétés, une porte de banque tombe, un flic-épouvantail est brûlé. La population de ce secteur là est plutôt hostile.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0311.jpg

Nous revoilà rue Sainte Catherine ; toujours des tags, le Mac Do prend cher, nous avançons à travers la foule de gens venue faire les boutiques puis prenons le cours Alsace-Lorraine, où une voiture de flics est caillassée. Nous terminons vers 17h30 place Fernand-Lafargue, endroit très fréquenté la nuit, où les gens se dispersent assez vite ; pourtant une bouffe aux flambeaux et un punch gratos nous y attendent, un concert commence avec une sono ramenée sur place. On reste environ deux heures avec une cinquantaine de personnes à boire, discuter, danser. Puis les flics se casquent et avancent, fin de la musique, on se disperse ensemble doucement. Certains ne veulent pas partir et restent à danser et jongler et se font arrêter, 9 personnes en tout qui ressortiront sans procès. Ce n’est que partie remise, la fête promettait d’être belle, la manif l’était. Personne ne compte en rester là et se prépare à la suite.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0410.jpg

Reçu ce 28 novembre 2014

 

Manifestation contre les violences policières à Bordeaux : 9 jeunes interpellés

Ils s’étaient regroupés après la manifestation. Des amis ont attendu toute la nuit devant le commissariat jusqu’à leur libération.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/055.jpg

Leurs compagnons de lutte attendent leur sortie près du commissariat.

Ils ne voulaient pas bouger tant que leurs copains ne seraient pas sortis du commissariat central. Une poignée de jeunes du collectif ZAD ont passé la nuit devant la patinoire de Bordeaux Mériadeck pour être au plus près de leurs compagnons de lutte, placés en garde à vue samedi soir. Réunis à côté d’ une banderole “un décès et après”, jouant de la guitare aux corde[s] cassées la veille, il appellent à un rassemblement à 16 h devant le commissariat.

Au total, une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel et c’est sous les applaudissements que les jeunes gardés à vue sont sortis libres du commissariat.

Dans l’après-midi de samedi, la manifestation pour la journée nationale contre les violences policières avait réuni quelque 500 personnes selon les participants et 200 selon la police dans les rues de Bordeaux. Hormis quelques tags et dégradations légères, la ville ne déplore pas de dégâts.

Après la manifestation, quelques militants s’étaient rassemblés place Fernand Laffargue, toujours à Bordeaux. “On jouait de la musique, on faisait des sketches, des clowneries, c’était bon enfant”, assure un membre du collectif. Pour les policiers, la sono installée rapportait au contraire des propos outrageants envers les forces de l’ordre.

Une premier ordre de dispersion avait fait partir quelques manifestants. “Au second, ils ont chopé les copains”, témoigne une zadiste dans l’attente de nouvelles. Les jeunes avaient été placés en garde a vue pour provocation à la rébellion et outrage.

À Toulouse, des incidents ont également émaillé la manifestation samedi.

Commentaire de kayou | 23/11/2014 à 12h21
Il n’y a eu aucun propos outrageant dans la sono c’est faux ! La sono nous jouaient du reggae, on était tranquilles en mode bon enfant quand les crs ont décidé qu’on s’était assez amusés. De plus ils n’ont embarqué personne sur la place mais on embarqué les gens dans une petite rue, alors qu’ils dansaient et jonglaient. Et de toute manière c’est une manif contre les violences policières, alors bien sur on ne va pas leur susurrer de jolis mots d’amour !! Je connais une partie des personnes embarqué-e-s, ce sont des gens tranquilles qui n’avaient rien fait de mal ! Quant au soi-disant ordre de dispersion, trouvez moi quelqu’un autre qu’un flic pour en témoigner parce que moi, à moins d’être sourde, je ne l’ai pas entendu !

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Florence Moreau, SudOuest.fr, 23 novembre 2014)

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , | Commentaires fermés

Éloge de la ZAD

Éloge de la ZAD

Maintenant que s’éteignent les diverses versions qui voulaient couvrir les raisons du meurtre de Rémi F. par l’État — de l’élaboration du mentir-vrai qui tient lieu de discours officiel à la dissolution des responsabilités par gradation hiérarchique, j’ai obéi, j’ai donné l’ordre d’obéir, on ne doit pas mettre en cause la volonté d’obéir — on ne peut pas s’arrêter à demander, même fermement, des démissions, une police mieux faite, etc.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0117.jpg

Ce qui a été visé dans la nuit de Sivens, c’est le scandale que représente l’existence même des ZAD et leur possible dissémination. Les ZAD et leurs partisans ne veulent pas uniquement empêcher un aménagement mais y substituer autre chose et c’est l’audace de ce programme, aussi rudimentaire soit-il, qui commence à perturber les partisans du nihilisme de la croissance. Une ZAD est un territoire où des êtres décident de se passer des institutions pour construire leurs vies. Elle se constitue comme « zone à défendre », mais ses perspectives et sa raison d’être sont en réalité offensives car elle est aussi le lieu pour une opposition résolue au grand saccage de l’aménagement, où peuvent s’expérimenter des relations humaines hors du cash, de la hiérarchie, de l’utilitarisme économique (écologique), en bref de l’unique pensée des obsessionnels du développement ; le lieu où tente de s’élaborer une utopie à portée de lutte.

« Pour donner corps aux communaux, une assemblée saisonnière ne suffira donc pas, il s’agit de faire communauté. Si nous voulons parvenir à faire coexister les différents usages du territoire, les différents rapports au monde qui se déploient dans ce bocage, il nous faut créer des coutumes, des rites, des solidarités et des habitudes communes. Multiplier les moments de travail en commun, densifier les échanges et les solidarités, les dons et contre-dons qui font l’épaisseur de nos liens. Il faut pour cela construire d’autres espaces, expérimenter d’autres outils, d’autres pratiques, d’autres formes que les assemblées, même si ces dernières sont indispensables par ailleurs. Il nous faut approfondir les rencontres, les passerelles entre les mondes, et les amitiés improbables nées de cette lutte. » (De la ZAD aux communaux ? Quelques pistes à explorer pour aller plus loin…, texte circulant à Notre-Dame-des-Landes).

Sans conteste, ce genre d’idéal pratiqué et érigé en plate-forme commune pourrait cristalliser et fédérer bien des refus, des dégoûts que suscite cette société. Pour en revenir au barrage de Sivens, la mise en commun des 184 retenues d’eau privées, totalisant trois fois la capacité du barrage, accélèrerait le démantèlement nécessaire du totalitarisme industriel.

La possibilité d’une multiplication des ZAD est un véritable cauchemar pour la domination et c’est pour cela qu’elle commence à mobiliser ses troupes citoyennes. À Albi la FNSEA organise une manifestation pro-barrage et dénonce les zadistes comme « djihadistes verts » ; à Nantes le lobby du BTP et son émanation associative défilent pour un démarrage immédiat du chantier accusant l’ACIPA et les Verts « d’être la vitrine légale d’un mouvement armé » (sous-entendu les zadistes) ; à Grenoble les milieux économiques coalisés sous l’égide de la Chambre de commerce et d’industrie font passer en force le tourisme sous bulle de verre dans la forêt des Chambarans ; à Carcassonne les productivistes agricoles laissent derrière eux une banderole sur laquelle est écrit « Mort aux loups et aux écolos (les écolos en premier) ».

Nul doute qu’avec le temps elles progresseront, appuyées par tous les représentants de la machine à gouverner, vers une définition plus exacte de ceux qui réellement dérangent. Nous progresserons aussi.

Des zadophiles non fanatiques de Nantes, Grenoble, de Carcassonne, et d’ailleursIndymedia Grenoble, 24 novembre 2014

Posted in Aménagement du territoire - Urbanisme | Tagged , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés

[Marseille] Le policier qui a tué au flashball passe aux assises

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/015.jpg

Pour la première fois, un flic ayant tué par un tir de flash-ball est reconnu coupable d’homicide volontaire !

Mustapha Ziani, 43 ans a été tué par un flic qui lui a tiré dans le thorax avec un flashball le 12 décembre 2010, dans sa chambre. Moins de 5 mètres séparaient l’arme de la victime. Xavier Cruzeby (le flic) n’a donc même pas respecté la distance légale de tir de 7 mètres.

Comme d’habitude, le flic s’est justifié en expliquant qu’il n’avait « pas eu d’autre alternative » et qu’il aurait tiré en état de légitime défense.

Mais pour une fois, le président du tribunal correctionnel de Marseille a répondu au flic que « le caractère volontaire d’utiliser l’arme est avéré » quand bien même le policier « n’a pas voulu » tuer M. Ziani. Le tribunal a alors estimé qu’il s’agissait d’un « homicide volontaire » qui relèverait de la Cour d’assises et s’est déclaré incompétent pour le jugement.

La famille de la victime s’est dite « pleinement satisfaite » (du jugement, pas de la mort de Mustapha), a déclaré son avocat, Me Chedid Selmi, selon lequel « le dossier doit être renvoyé aux assises ».

« Ce sera la première fois qu’on jugera un tir de flash-ball aux assises et qu’on ouvrira le débat sur ces armes intermédiaires », a ajouté Me Selmi, estimant que cette question, quelques semaines après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, touché par une grenade offensive sur le barrage de Sivens, était « d’une pleine actualité ».

Solidarité avec la famille de Mustapha et avec celle des 127 personnes tuées par la police française depuis 2000.

A.C.A.B !!

Rebellyon, 26 novembre 2014

 

Marseille : le policier auteur d’un tir mortel de flash-ball jugé aux assises

En 2010, un fonctionnaire de police s’était servi de son “gomme-cogne” contre un individu violent. Victime d’un arrêt cardiaque après avoir été touché, ce dernier succombera à ses blessures le lendemain. Jugée au tribunal correctionnel, cette affaire pourrait être requalifiée aux assises.

C’est le procès d’une arme très controversée. Et il va désormais se dérouler devant la cour d’assises. Comme l’avait requis le parquet le 14 octobre, le tribunal correctionnel de Marseille s’est déclaré incompétent, ce mardi, pour juger un policier soupçonné “d’homicide involontaire”, car auteur d’un tir de flash-ball présenté comme le seul mortel en France. Explications.

Un tir “ni accidentel ni involontaire”

Le tir d’un flash-ball par le policier marseillais Xavier Crubezy qui a tué Mustapha Ziani en 2010 à Marseille “n’est ni accidentel ni involontaire”, a fait valoir le président du tribunal correctionnel Fabrice Castoldi, concluant qu’il reviendrait “à la juridiction compétente” de juger le policier. Autrement dit, la cour d’assises.

Un arrêt cardiaque après un tir de flash-ball

Xavier Crubezy, 37 ans, un fonctionnaire expérimenté, avait été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour “homicide involontaire” pour avoir tiré un flash-ball sur Mustapha Ziani, un Algérien de 43 ans résident dans un foyer des quartiers nord de Marseille, qui venait d’agresser à coups de couteau son voisin de chambre.

Très agité, Mustapha Ziani, qui souffrait de troubles du comportement, avait projeté des objets au visage du policier qui avait fait usage de son flash-ball, connu aussi sous le nom de “gomme-cogne” et l’avait atteint au thorax. Victime d’un arrêt cardiaque, la victime était morte le lendemain.

Un décès uniquement dû au tir du policier, selon les dernières expertises présentées en octobre dernier.

Une peine de prison avec sursis requise en 2013

Lors d’un première audience le 15 octobre 2013, quatre à six mois de prison avec sursis avaient été requis contre le policier, qui avait plaidé la légitime défense. Le tribunal avait demandé de nouvelles expertises. Celles-ci avaient mis en cause le flash-ball comme cause directe de la mort de Mustapha Ziani, conduisant alors le parquet à demander, lors d’une nouvelle audience en octobre 2014, le renvoi du policier devant les assises.

“Le coup mortel est un coup tiré volontairement, qui a entraîné la mort sans intention de la donner, évidemment. Cela relève de la cour d’assises”, avait plaidé le vice-procureur Benoît Vandermaesen, estimant “incompétent” le tribunal correctionnel.

Xavier Crubezy “avait décidé de prendre son arme (…) Il en a fait usage à 4,40 mètres, à une seule reprise, dans la mesure où Mustapha Ziani restait sourd à toute injonction”, a dit ce mardi le président du tribunal concluant que “le caractère volontaire d’utiliser l’arme est avéré” quand bien même le policier “n’a pas voulu” le décès de Mustapha Ziani.

“Il s’agit de savoir si je suis pénalement responsable”

“On ne discute pas des faits.” Dès la sortie de l’audience de ce mardi, le policer Xavier Crubezy s’est exprimé. “Dans cette affaire, on ne discute pas des faits eux-mêmes, les témoignages se recoupent, les faits sont établis. Il s’agit de juger, de savoir si je suis pénalement responsable de la mort de Mustapha Ziani”, a déclaré le policier marseillais.

Il a toutefois regretté le temps pris par la justice pour “requalifier” ce procès, près de quatre ans après les faits. “Je pense également à la famille de Mustapha Ziani qui attendait, je pense, une réponse aujourd’hui”, a-t-il ajouté.

Presse létale (BFMTV.com, 25 novembre 2014)

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , , , , | Commentaires fermés

[ZAD des Chambarans] Mobilisation permanente ! Rendez-vous Dimanche 30 novembre à Roybon

Appel à mobilisation : la forêt est à tou-te-s

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0116.jpg

En à peu près un mois, la jolie forêt des Chambarans s’est transformée en ruine, jonchée d’arbres à terre, entassés, prêts à devenir des étagères en aggloméré. La terre est à nue, blessée par les imposantes machines qui y sont à l’œuvre. On ose à peine se demander ce qui est arrivé à tous les animaux qui habitaient là…

Vu du ciel, c’est encore plus choquant : déjà 30 hectares ont été défrichés. Ces quelques photos prises d’ulm nous renvoient la réalité en pleine face.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/028.jpg

Un « chantier vert », qu’ils disaient

La réalité, c’est que depuis l’accord du préfet il y a un mois, ça tronçonne, ça abat, ça broie, ça creuse à tour de bras. Et ce sans aucun respect des engagements de réalisation d’un chantier à faible impact environnemental (« chantier vert », disent-ils), pas de traces de modification graduelle du milieu, et on se demande bien quand le déplacement des espèces promis par Pierre et Vacances a pu être organisé.

La politique du fait accompli

Aujourd’hui, plusieurs recours sont déposés ou sur le point de l’être. Mais la société Pierre et Vacances choisit le passage en force. Espérant sans doute mettre la justice devant le fait accompli, comme cela a été fait ailleurs.

Sur le chantier, ça travaille de jour comme de nuit, la semaine et les weekends, et même les jours fériés. Coûte que coûte, Pierre et Vacances détruit la forêt des Chambarans à toute allure. En un mois, 35% de l’abattage prévu a été réalisé, dans deux mois, tout sera largement à terre.

Le vrai service public

Tout ceci se déroule sous l’œil vigilant et bienveillant des forces de l’ordre, qui, elles non plus, ne lésinent pas sur leur implication : patrouilles quotidiennes, en 4×4 et en motocross, et même surveillance aérienne en hélicoptère. On se demande en quoi surveiller un chantier privé relève du maintien de la paix, ou même tout simplement du service public ?

Le bien commun à protéger, c’est la forêt des Chambarans. C’est elle qu’il faut défendre si l’on se place du côté du service public. Et non pas défendre les intérêts de Pierre et Vacances qui privatise une forêt publique, avec la complicité des collectivités. Plus encore que la forêt, c’est même l’eau potable de toute la région qui est mise en danger par ce projet, et que nous cherchons à protéger.

ZAD partout !

La situation actuelle nécessite une mobilisation générale, permanente, large et déterminée.

Pour nos enfants, les animaux, la nature, la vie et la diversité, pour la démocratie réelle partout et la défense des biens communs, nous appelons à la vigilance et la protestation publique et à la désobéissance civile.

Contre le projet de Center Parcs et tous les projets inutiles imposés.
Rendez vous dimanche 30 novembre, Roybon, midi.
Passe le message à tes voisins.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0310.jpg

ZAD Roybon, 24 novembre 2014

Posted in Aménagement du territoire - Urbanisme, Luttes pour la terre | Tagged , , , , , | Commentaires fermés

[Désarmer la police] Suite à la fermeture de la genmerderie de Sautron, poursuivre le mouvement

Ces gens-là n’ont vraiment pas le sens de l’humour
Communiqué suite à la fermeture de la gendarmerie de Sautron et la mise en examen de 5 camarades

Par notre action, qui fait suite à d’autres décisions populaires de fermetures de gendarmeries en France, comme à Millau ou à Eymoutiers, et à un appel national, nous avons voulu porter un message clair : ils ont trop blessé, mutilé, tué, et la récente mort d’un manifestant à Sivens est la goutte de sang sur laquelle nous ne passerons pas l’éponge. Nous avons souhaité rejoindre le mouvement pour désarmer la police qui depuis cet assassinat s’approfondit à un rythme régulier, de manifs en occupations, de blocages en assemblées.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0115.jpg

Genmerderie de Millau, le 21 novembre 2014

Ce mouvement fait face à une répression inédite par son ampleur et ses formes : interdiction des rassemblements, arrestations préventives, intimidation de militant.e.s, et toujours davantage de blessures et mutilations par les armes prétendues non létales.. C’est maintenant qu’il faut réagir si nous ne voulons pas que ces dispositifs répressifs restent la norme.

C’est pourquoi vendredi 21 novembre, à la veille d’une journée nationale contre les violences policières, nous nous sommes retrouvé.e.s à une cinquantaine de personnes devant la gendarmerie de Sautron. Immédiatement, l’un d’entre nous a tenté de rassurer les gendarmes au mégaphone en expliquant le caractère pacifique de notre action, et ce que nous allions faire : fermer symboliquement la gendarmerie. Aussitôt, un des fonctionnaire a fait usage de sa gazeuse, ce qui n’a pas entamé la détermination et la bonne humeur des participant.e.s. Nous avons entrepris de cadenasser le portail, tandis qu’une porte anti-squat était scellée sur l’entrée principale. Puis, des jets de peinture évoquant le sang versé par les forces de l’ordre étaient envoyés devant l’édifice et sur sa façade. Au bout d’une dizaine de minutes, voyant que les gendarmes se faisaient de plus en plus nombreux et s’équipaient de lanceurs de balle de défense, nous avons décidé d’écourter notre rassemblement, prévu initialement pour durer plus longtemps afin de distribuer des tracts et de discuter avec les passant.e.s.

À aucun moment nous n’avons cherché à pénétrer dans les locaux ou la cour de la gendarmerie, ni n’avons eu de gestes violents. Le convoi qui s’éloigne tranquillement est mis sous pression par une demi-douzaine de véhicules bleus marine lancés à vive allure. Se pensant dans une mauvaise série américaine, ils percutent la dernière voiture au risque d’un accident grave. Cinq personnes présentes dans la voiture sont plaquées au sol, menottées, photographiées de force.

Face au risque de voir notre rassemblement étouffé nous n’avions pas opté pour un appel public. Ces derniers mois de nombreux rassemblements ont en effet été interdits et de nombreuses arrestations préventives ont précédé les manifestations. La plupart d’entre nous ont préféré se grimer plutôt que de servir à nouveau de cible aux opérations de fichage de la police. Cependant, nous avions voulu notre action rassembleuse, ludique, empreinte d’auto-dérision. Mais, fallait-il le vérifier encore, ces gens-là n’ont vraiment pas le sens de l’humour.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/027.jpg

Ibidem

Quelques heures à peine après, la presse relayait les mensonges les plus osés de Cazeneuve, ministre de l’intérieur et de ses sbires, inventant de toute pièce une « attaque de gendarmerie », habillant de leur vocabulaire belliqueux notre joyeuse équipée. Jouant sur les amalgames ils en profitent pour ressortir l’épouvantail de l’« affreu.se.x zadiste », masquant tout ce que rend possible ce territoire sans police, que ce soit en terme de vie et d’organisation commune, d’activités agricoles, d’inspiration d’autres résistances.

Pour les cinq personnes interpellées, la criminalisation de notre action se traduit en conséquences judiciaires démesurées au regard des faits : après 48 heures de garde-à-vue, une juge d’instruction est nommé pour poursuivre l’enquête sur des qualifications telles que « dégradation aggravée en réunion », « refus de signalétique » et « violence en réunion sans ITT ». Le contrôle judiciaire est ici utilisé pour imposer une peine avant tout jugement. Il s’agit bien d’intimidation politique. Ainsi les assignations à domicile sont très lourdes, deux personnes sont contraintes à rester chez elles de 19h à 7h. Quant à l’interdiction du 44, elle représente une véritable privation de liberté et une stratégie d’isolement. Cette mesure est fréquemment utilisée dans la répression de luttes d’occupation de territoire. L’instruction se veut une épée de Damoclès au dessus des camarades en contrôle judiciaire et de toutes les personnes impliquées dans le mouvement contre les violences policières.

Ces attaques policières et judiciaires ne doivent pas nous affaiblir. Face à leur volonté de nous diviser, de provoquer la peur et le repli sur soi, nous appelons à nous rassembler autour des personnes mises en examen et de ne laisser aucune des personnes inculpées ces derniers mois seule face à la police et à la justice.

Face à leurs mensonges, nous appelons à poursuivre le mouvement, portant notre voix toujours plus forte et claire.

Des occupant.e.s de la Zone À Défendre – Des participant.e.s au cadenassage – Des inculpé.e.s potentiel.le.s et leurs ami.e.s – 25 novembre 2014

Posted in La police travaille, Répression de la "mouvance anarcho-autonome" en France (2007-...), Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , , , | Commentaires fermés

[Compaoré dégagé au Burkina] La radicalité des masses populaires

Burkina Faso : interview de Lila Chouli

Afriques en lutte : Bonjour Lila, vous avez publié en 2011 « Burkina Faso 2011, Chronique d’un mouvement social » qui décrit bien les méthodes du régime Compaoré pour casser les mouvements sociaux au pays des hommes intègres. Pouvez-vous nous faire l’historique de ces précédents mouvements sociaux ?

http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/154.jpg

TÉLÉCHARGER LE TEXTE INTÉGRAL

Depuis le début de la période post-coloniale, la présence du mouvement social est un invariant dans le paysage sociopolitique burkinabè. Il y a une réelle tradition de lutte dans ce pays, dont « l’acte fondateur » est la chute de la ie République le 3 janvier 1966 suite à un mouvement populaire. Pour ne parler que de la période récente – le régime de Blaise Compaoré – celui-ci a laissé un pays qui se caractérisait par des mobilisations prenant comme terrain la rue, dépassant largement les structures organisées et n’étant pas l’apanage des urbains et/ou des « intellectuels ». Tant dans le monde rural que dans les zones urbaines, des questions saillantes, telles que l’accès à la terre, les déguerpissements, l’agro-business, les conflits fonciers, la corruption, l’impunité, l’état des aménagements collectifs, etc. étaient très régulièrement l’objet de révoltes spontanées. S’agissant des mouvements sociaux qui ont véritablement fait vaciller le régime il y a celui de 1998, consécutif à l’assassinat de Norbert Zongo. Ce mouvement s’est étendu de manière soutenue sur plus de deux ans, sur tout le territoire, et a regroupé différentes composantes sociales. Depuis cette crise sociopolitique, on note un réel essor des mobilisations populaires. Le second, qui a lui aussi failli emporter le régime est celui de 2011. Ce mouvement populaire – dont le déclencheur avait été la mort du collégien Justin Zongo, à la suite de multiples arrestations par la police et la répression meurtrière de manifestations, revendiquant la lumière sur cette affaire – avait déjà placé le pays dans une situation quasi insurrectionnelle. À cette mobilisation s’étaient greffés une série de mutineries militaires et des conflits sociaux dans quasiment tous les secteurs de la vie économique (de la paysannerie à l’administration, en passant par les mines, etc.). Le pays était devenu ingouvernable. Tout au long de ce mouvement social, la question de l’alternance pour 2015 apparaissait en filigrane.

AEL : Qu’est ce qui a permis aux mouvements sociaux d’octobre 2014 contre le changement constitutionnel d’aboutir finalement à la chute de Compaoré ?

Ce qui a réellement permis d’aboutir à la chute de Compaoré est le ras-le-bol d’une population majoritairement jeune (60% des Burkinabè ont moins de 25 ans) et le degré de conscientisation de cette population par rapport aux raisons réelles du sort de la grande majorité. Il est significatif qu’il n’y a pas que parmi la classe intellectuelle et urbaine que les gens montraient du doigt le régime et se révoltaient contre lui, d’abord parce qu’ils expérimentaient sa nuisance de façon très concrète (accaparement des terres, dépossession, répression, etc.). Cette dynamique protestataire doit aussi au travail d’ancrage populaire qu’ont effectué certaines organisations syndicales et associatives (Collectif contre l’impunité, Organisation démocratique de la jeunesse, Mouvement burkinabé des droits de l’Homme, Coalition contre la vie chère, etc.) qui ont élargi et politisé depuis des années l’action revendicative dans le pays. Le jour où Blaise Compaoré a démissionné, ce sont les jeunes manifestants – qu’ils soient membres d’une organisation de la société civile ou d’un parti politique ou pas – qui ont pressé l’opposition politique de demander son départ.

La mobilisation pour l’alternance s’est organisée à partir de la création du Sénat en mai 2013, perçue par le plus grand nombre comme un moyen pour Blaise Compaoré de modifier la Constitution. Le 29 juin 2013, l’opposition politique – qui avait depuis longtemps enterré la mobilisation populaire comme mode de revendication politique – appelait à l’initiative de son chef à une marche contre l’installation de cette chambre et la modification de l’article 37. Cette marche a réuni une foule impressionnante, composée de différentes classes sociales, de tous âges, militants d’une organisation politique ou civile ou pas. Ce sera le départ d’une série de marches et meetings qui connaîtront toujours une participation très importante. Dans la même période, on a assisté à la création d’une floraison d’organisations contre la modification de l’article 37, dont le Balai citoyen, en juillet 2013. La démission, le 4 janvier, de membres du bureau politique du parti au pouvoir, dont trois caciques (Roch Christian Kaboré, Simon Compaoré et Salif Diallo, des piliers du régime Compaoré) et la création de leur nouveau parti, a aussi eu un effet retentissant. Après les mutineries militaires de 2011, notamment celle de la garde présidentielle, ayant exprimé une fragilité certaine du régime, le départ de ces caciques indiquait assez bien l’état du navire. Mais ce qui a permis la chute de Compaoré a bel et bien été la radicalité des masses populaires.

AEL : Au Burkina Faso, le Balai citoyen a pris aussi sa part dans la chute du régime de Compaoré. Qu’en pensez-vous ? Et que pensez-vous du fait qu’il ait soutenu le lieutenant-Colonel Zida ?

Indéniablement, il est parvenu à fédérer des gens ne se reconnaissant dans les organisations politiques établies, une part de la « masse critique » mobilisée contre Compaoré. Par ailleurs, il a aussi mobilisé sur des questions sociales (délestage, état des hôpitaux, etc). En cela, c’est un mouvement important. Cependant, le Balai citoyen a eu une tendance à considérer que lutter pour le départ de Blaise Compaoré était en soi suffisant et considérait que les organisations insistant sur le fait que cette exigence et la nécessité de construire un projet politique et social alternatif n’étaient pas des étapes séparées, mais indissociables, étaient de fait des alliées objectives de Compaoré. Ce travail de fond aurait sans doute évité un affaiblissement du débat sur l’après-Compaoré, qui s’est exprimé par ce soutien apporté à une tentative de détournement de la victoire populaire par le n°2 de l’ex-garde prétorienne d’un président balayé par le mouvement populaire. C’est l’expression d’un sens politique limité, voire confus : en un jour le Balai peut à la fois dire « on se méfie des politiciens donc nous restons prudents » et servir de caution au lieutenant-colonel Zida, proche de Gilbert Diendiéré, le chef d’État major particulier de Compaoré, pour qu’il prenne le pouvoir en estimant que l’armée a droit à « un minimum de confiance ».

AEL : Si la transition conduisait aux élections, pensez-vous qu’il y a une alternative politique crédible au Burkina Faso, notamment qu’en est-il des partis sankaristes ?

Le fait que lors de l’insurrection populaire, aucun homme politique n’ait été appelé par les manifestants est tout de même un bon indice de la crédibilité de l’opposition politique formelle… Dans une opposition comptant des dizaines de partis, il n’y en a aucun incarnant une alternative. Responsable du parti l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, par exemple, avait maladroitement affirmé l’an passé : « Aujourd’hui, le monde nous appartient, nous les néolibéraux ; nous l’avons vaincu et conquis » (ce qu’il a ensuite dénié). À la journaliste Anne Frintz qui l’a interrogé le mois dernier à Ouagadougou, avant l’insurrection populaire, sur son programme, Z. Diabré a répondu : « l’UPC n’a pas de programme spécifique », « le projet, c’est celui des bailleurs de fonds ». Il lui a précisé : « Dans l’opposition, il y a une unanimité dans le discours. On s’attaque tous au même problème : la pauvreté. On travaille pour une meilleure éducation, l’accès aux soins et à la santé (…) une agriculture d’export et vivrière, et surtout à une meilleure gouvernance. On doit attaquer la corruption qui est un sport national ici. (…) La différence entre les équipes de l’opposition, c’est la capacité à mettre en œuvre le programme. La volonté et l’engagement »…

Concernant les partis sankaristes, se battant à juste titre pour que justice soit rendue sur l’assassinat de Thomas Sankara, ils ne peuvent pas être considérés comme porteurs d’un projet politique (économique, social, etc.) alternatif. Si l’on en juge par la masse de gens se réclamant de Sankara, l’on peut déduire de leur faible popularité qu’ils ne semblent pas être considérés comme ses héritiers véritables en termes d’alternative politique, refus de toute domination extérieure compris.

Lila Chouli est chercheuse et travaille depuis quelques années sur le mouvement social au Burkina Faso. Elle a publié Burkina Faso 2011. Chronique d’un mouvement social, Tahin Party, Lyon (en téléchargement gratuit sur le site de l’éditeur : http://tahin-party.org/chouli.html).
Lila Chouli a également publié Le boom minier au Burkina Faso, Août 2014. Propos recueillis par Moulzo. Publié dans le numéro 27 d’Afriques en lutte.

Leur presse (Ensemble, 12 novembre 2014)

 

Blaise Compaoré, chassé par son peuple, doit maintenant être jugé !

Extraordinaire peuple burkinabè. En deux jours, il a mis Blaise Compaoré en fuite. Une victoire qui a surpris la plupart des « observateurs » et « spécialistes » de ce pays, de même que la plupart des journalistes. Pourtant, tous les signes avant-coureurs étaient là.

Depuis de nombreuses années le pays s’attendait à ce que Blaise Compaoré modifie la Constitution pour pouvoir se représenter. Cette perspective était au centre des débats politiques depuis près de 3 ans. Toutes les manœuvres possibles ont été tentées : médiations diverses, Conseil consultatif sur les réformes politiques, tentative de dialogue vite avortée, le consensus n’a jamais pu être obtenu sur cette modification de l’article 37.

Finalement Blaise Compaoré a tenté de passer en force. Le 21 octobre, le Conseil des ministres annonce que le projet de modification constitutionnelle sera soumis à l’Assemblée nationale le 30 octobre. Il obtient le ralliement à son projet de l’ADF RDA, héritier du parti inter-africain fondé par l’Ivoirien Houphouët Boigny en 1946.

Sur le papier, une majorité des ¾ se dessine, qui permettrait de modifier la Constitution sans convoquer le référendum.

Front uni

Mais cette fois la situation politique est tout autre. L’opposition politique est unie sur la revendication du refus de tout nouveau changement constitutionnel. Elle a montré en outre une très grande capacité de mobilisation, rassemblant plusieurs fois des dizaines de milliers de personnes (cf. Billets n°227, septembre 2014). D’autre part le parti au pouvoir, le CDP, s’est considérablement affaibli, par le départ de plusieurs anciens ténors du parti pour créer un nouveau parti, le le Mouvement du Peuple pour le Progrès.

De nouvelles associations de la société civile se sont constituées, en particulier le Balai citoyen, « pour balayer le pays ». Ses membres se sont surnommés les Cibals, et ont désigné comme « Cibal suprème » Thomas Sankara lui-même ! Créé par Smockey et Sams’K Le Jah, deux musiciens très populaires parmi la jeunesse pour leur musique mais beaucoup aussi pour leur engagement, le Balai citoyen, par sa communication, ses formes d’action et de structuration en clubs locaux, l’indépendance par rapport aux partis politiques, a rencontré le besoin d’organisation et de formation d’une bonne partie de la jeunesse engagée.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/015.png

Un des militants du Balai citoyen, face à la foule de manifestants place de la Révolution, le 30/10/14 à Ouagadougou.

Les choses sont alors allées très vite. L’opposition réunie derrière le CFOP (Chef de file de l’opposition) a annoncé une campagne de désobéissance civile à partir du 28 octobre, date à laquelle elle a appelé à une grande manifestation populaire. Elle a exigé que la population puisse assister aux délibérations de la séance du 30 octobre.

Insurrection populaire

La mobilisation s’organise. Le 30 octobre éclate une véritable insurrection populaire, dans laquelle le Balai citoyen joue un rôle important puisque ce sont ses militants qui sillonnent la ville pour appeler à empêcher le vote. Mieux, ce sont eux qui sont partis négocier avec les militaires alors que le chef d’état-major nommé par Blaise Compaoré, le général Traoré, s’était déclaré chef de l’État.

Le peuple est resté mobilisé sur la place de la Révolution, les militaires, les dirigeants des partis et de la société civile venant rendre compte du déroulement des événements. Au moment de boucler ce numéro, il est encore difficile de déterminer qui détient la réalité du pouvoir ; l’armée, contestée, poursuit ses discussions avec l’opposition.

La diplomatie française dans ses communiqués officiels, tout en réaffirmant l’excellence des relations passées avec le Burkina, se réfère à la charte de l’Union Africaine. Le département américain apparaît légèrement plus ferme dans ses déclarations publiques. En réalité, le 7 octobre, dans une lettre rendue publique plus tard, François Hollande écrit : «  le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d’un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale ». Mais les manifestants ont prouvé qu’aucune modification de la Constitution n’aurait été consensuelle, même si Blaise avait finalement organisé un prétendu référendum.

Pour ce qui est des alternatives politiques au Burkina, l’opposition « libérale », au sens économique du terme, est désormais majoritaire, même si la gauche a progressé. Tout simplement parce que la plupart des nouveaux partis qui se sont créés dans la dernière période, l’ont été par des anciens collaborateurs de Blaise Compaoré. Et le chef de l’opposition actuel n’est autre que Zéphirin Diabré, ancien directeur Afrique d’Areva !

Réflexes françafricains

La Françafrique n’a pas manqué de se manifester durant cette période difficile. Le matin du 30 octobre, François Loncle, président du groupe parlementaire d’amitié France-Burkina Faso est venu déclarer à RFI que Blaise Compaoré pouvait très bien gérer la transition, démontrant ainsi le déphasage complet du Parlement français par rapport à la réalité de ce pays. Quant à la proposition de François Hollande de contribuer à le recaser dans les instances internationales, elle fait fi de son passé de déstabilisateur de la région, lui qui est impliqué dans toutes les guerres d’Afrique de l’Ouest, Libéria, Sierra Léone et Côte d’Ivoire, sans compter son soutien à peine voilé à certains groupes séparatistes du nord du Mali, ce qui lui a valu d’être récusé par Bamako comme médiateur.

Le France a là encore montré sa complicité avec les dictateurs africains au prix du déni de justice. Selon Le Figaro (31/10), « Paris a joué un rôle dans l’exfiltration du chef d’État déchu ». La France n’a pourtant pas à soustraire Compaoré à la justice de son pays. Le seul avenir qu’il mérite, c’est d’être jugé pour ses assassinats et crimes économiques au Burkina, mais aussi, au même titre que Charles Taylor, devant une juridiction internationale pour répondre des centaines de milliers de victimes des guerres régionales.

Rédigé le 2 novembre 2014 par Bruno Jaffré, Billets d’Afrique 240 – novembre 2014 / Survie

Posted in General | Tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés

[Ferguson, Missouri] Pas de justice, pas de paix (2)

Ferguson : la police ciblée, une douzaine d’immeubles incendiés

À Ferguson, suite à la décision de la justice américaine de ne pas poursuivre le policier blanc mis en cause pour la mort de Michael Brown, la police a été la cible de nombreux tirs tandis qu’une douzaine d’immeubles ont été incendiés.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/105.jpg

Le chef de la police du comté de Saint Louis, John Belmar, a indiqué aujourd’hui lors d’une conférence de presse que vingt-neuf manifestants ont été arrêtés. Aucun mort n’a été signalé.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/113.jpg

Publié par le savoir-faire français (LeFigaro.fr avec l’Agence Faut Payer, 25 novembre 2014 à 09:23)

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , | Commentaires fermés

[Ferguson, Missouri] Pas de justice, pas de paix

Ferguson s’embrase à nouveau après la remise en liberté du policier incriminé

La ville de Ferguson, dans le Missouri, attendait cette décision depuis trois mois et la mort de Michael Brown, un jeune Noir tué par la police. Elle est tombée, lundi 24 novembre.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/073.jpg

Darren Wilson, l’officier accusé, ne sera pas poursuivi. Il n’aura pas à répondre de ses actes devant la justice, a annoncé le grand jury chargé de trancher sur la question. Les douze jurés, dont l’identité ne sera pas révélée, « ont déterminé qu’il n’y a pas de raison suffisante d’intenter des poursuites contre l’officier Wilson », a expliqué le procureur Robert McCulloch.

La famille du jeune homme s’est immédiatement dite « profondément déçue que le meurtrier de [leur] enfant n’ait pas à être confronté aux conséquences de ses actes » selon un communiqué révélé par leur avocat.

COMMERCES PILLÉS ET INCENDIÉS

Cette décision a été accueilli par la colère de centaines de manifestants, rassemblés à proximité du siège de la police de Ferguson.

Tandis que Barack Obama appelait au calme à la télévision, la police tiraient des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Une partie des personnes présentes se sont attaquées à des commerces, qui ont été pillés et incendiés, comme le montrent des photos prises par des personnes sur place.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/022.jpeghttp://juralib.noblogs.org/files/2014/11/03.jpeg

La police, qui affirme avoir été la cible de tirs, a vu au moins deux de ses voitures incendiées.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/049.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2014/11/084.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2014/11/054.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2014/11/064.jpg

Ce scénario était celui redouté par la ville, qui avait déjà connu des nuits d’émeutes. Le maire de la ville a interdit les vols au-dessus de la ville pendant six heures. Prévoyant ces débordements, le gouverneur du Missouri avait décrété l’état d’urgence, mobilisé la garde nationale et renforcé les effectifs de police, a prévenu que les forces de l’ordre auraient recours à tous les moyens disponibles « si les gens sont violents ou menacent la propriété privée ».

Après l’annonce de la remise en liberté du policiers, de nombreuses manifestations ont été organisées dans plusieurs grandes villes du pays, de New York à Los Angeles.

UNE ENQUÊTE FÉDÉRALE SE POURSUIVRA

Depuis le 9 août, date de la mort par balles de Michael Brown, deux versions s’opposent sur le scénario de la dispute. Le policier Darren Wilson affirme avoir agi en légitime défense après avoir été frappé par le jeune homme qui aurait tenté de prendre son arme.

L’homme qui accompagnait Michael Brown affirme, lui, que ce dernier a été tué de sang-froid par le policier, alors qu’il avait les mains en l’air.

Pour tenter d’éclaircir les circonstances de l’altercation et le déroulement des événements, le grand jury a entendu une soixantaine de témoins, 70 heures durant, examiné des centaines de photos et d’éléments à charge et écouté trois médecins légistes. Il en a conclu qu’aucun élément ne permettait d’inculper le policier, évoquant des témoignages qui ne correspondaient pas aux preuves physiques, et notamment à l’autopsie pratiquée sur la dépouille de Michael Brown.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/095.jpg

Parallèlement, une enquête fédérale sur l’affaire se poursuit, « elle est indépendante par rapport à l’enquête locale depuis le début et le restera », a cependant déclaré le ministre de la justice américaine, Eric Holder.

Publié par le savoir-faire français (leur Monde, 25 novembre 2014)

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , , , | Commentaires fermés

[Nantes] Mettre fin aux violences policières et judiciaires

Communiqué de presse du collectif d’organisation de la manif du 22 novembre

Malgré l’interdiction de fait de manifester, la mobilisation s’amplifie !

La manifestation contre les violences policières et la répression judiciaire a réuni plus de 4000 personnes. Plus de 300 lettres d’auto-dénonciation pour participation à la manifestation du 22 février à Nantes ont été envoyées au procureur. Malgré le dispositif policier délirant et le climat de peur instauré par les autorités, c’est la plus importante à ce jour.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0114.jpg

Cependant, on ne peut que s’inquiéter quant à la possibilité même de manifester : blocage du centre-ville, fouilles et arrestations préventives, mise en joue au visage avec des LBD de manifestants désarmés, discours anxiogènes de certains médias en amont visant à dissuader de manifester…

Pourtant, la diversité des personnes présentes démontre que le mouvement s’élargit et que le discours de la peur ne prend pas. Ils ne parviendront pas à nous enfermer dans la figure caricaturale du black-block casseur ultra-violent, dont ils abusent pour justifier la répression de toute forme de contestation.

Le mouvement, dans sa diversité, reste solidaire et déterminé pour mettre fin aux violences policières et judiciaires, seule réponse de l’État à des luttes légitimes.

Nous donnons rendez vous le 7 décembre à 14h devant la préfecture pour un marathon jusqu’à la prison en soutien à Enguerrand, emprisonné depuis plus de 7 mois suite à la manifestation du 22 février et victime d’un acharnement judiciaire scandaleux.

Le collectif d’organisation de la manif, composé des membres de comités locaux contre le projet d’aéroport, de collectifs anti-répression, de membres d’associations et d’individu-es – Indymedia Nantes, 23 novembre 2014

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , | Commentaires fermés

[Genmerderie nationale] Instruction & contrôle judiciaire pour les 5 de Sautron

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/015.jpg

Instruction hors proportion pour les 5 de la gendarmerie de Sautron

Vendredi passé, dans le cadre d’un appel national d’action contre les violences policières (entre autre la mort de Rémi Fraisse), une action ludique soit organisé pour fermer la gendarmerie de Sautron avec des plaques anti-squat. Des gens déguisés en clown, cochon et autre mettent de la peinture rouge devant l’entrée, font un graph et lâchent un fumigène avant de partir.

À la suite 5 personnes se font arrêter en voiture et seront accusées de dégradation en réunion, masqué, outrage (une personne), violence aggravée sur agent dépositaire … sans ITT (le fait de lâcher un fumigène).

Pour Cazeneuve bonne occasion d’ouvrir une instruction pour cet horrible acte contre les forces de l’ordre.

Quatre personnes sont désormais sorties avec des contrôles judiciaires très contraignants et complètement hors proportion. Assignation à domicile pour une personne, interdiction de se rencontrer ou communiquer, interdiction du Loire-Atlantique (même pour voir des avocats)…

Ceci constitue un énième dérapage de l’appareil judiciaire contre les mouvements sociaux à Nantes ce dernier temps. Des dossiers bidons, des contraintes insupportables pour les inculpé-e-s dans une tentative authentique de pourrir la vie aux manifestant-e-s.

Indymedia Nantes, 24 novembre 2014

Posted in La police travaille, Répression de la "mouvance anarcho-autonome" en France (2007-...), Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , | Commentaires fermés

[Loin de cesser les violences policières se sont accrues depuis la mort de Rémi Fraisse] Appel de l’AG de Rennes 2

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/015.jpg

APPEL DE RENNES

Nous constatons :

• que loin de cesser les violences policières se sont accrues depuis la mort de Rémi Fraisse.

• que ces violences se concentrent particulièrement sur les habitant-e-s des quartiers populaires dont les autorités craignent la mise en mouvement, notamment les lycéens.

• que les déchaînements de violences habituellement cantonnés dans les banlieues, aux DOM-TOM, dans les cellules des commissariats, les centres de rétention et sur les ZAD s’affichent désormais dans les rues des grandes villes, sous les yeux de la population.

• que la police est le premier problème auquel sont confrontées les personnes qui luttent ou vivent hors des règles strictes d’un monde régi par la logique du profit et sous le contrôle de l’État.

• que ce mouvement est incontrôlable, qu’il doit le rester, qu’en tant que tel il effraie les dirigeant-e-s.

• qu’aucune revendication en tant que telle ne peut ni ne doit en sortir.

• que les tentatives d’empêcher les rassemblements par les interdictions préfectorales, ont été mises en échec par la détermination des manifestant-e-s.

• que les tentatives de catégoriser les participant-e-s en violent-e-s/pacifistes, citoyen-ne-s/zadistes, n’ont d’autres buts que celui de nous diviser, tout comme on divise à longueur d’année la population entre roms et riverain-ne-s, musulman-e-s et laïcs/ques, étrangers/ères et nationaux, homos et hétéros, chômeurs/euses et salarié-e-s.

Nous affirmons :

• que la mort de Rémi Fraisse tout comme celle de tant d’autres auparavant n’est pas une bavure, mais le fruit d’une politique réfléchie, d’une stratégie de terreur.

• notre solidarité avec toutes les personnes victimes de la répression policière et judiciaire.

• notre désir de prolonger les rencontres et les complicités qui depuis trois semaines se tissent dans nos cortèges, nos AG, nos actions, nos soirées.

• la nécessité d’occuper la rue, mais aussi un lieu collectif où nous organiser.

• la nécessité de laisser à chaque personne le temps de prendre sa place dans le mouvement pour aller au-delà des habituelles catégorisations des luttes (estudiantines, salariales, etc.).

• que nul ne saurait nous représenter ni négocier en notre nom.

Nous relayons:

• le rendez-vous de Nathalie Apéro jeudi 20 novembre à 21h place St Michel, pour un apéro gé(n)ant contre la police.

l’appel à manifester à Nantes samedi 22 novembre 2014 contre la répression policière, et plus particulièrement en soutien aux personnes blessées et poursuivies au pénal suite à la manifestation du 22 février (rendez-vous 11h parking Alma pour covoiturage).

l’appel du plateau de Millevaches à bloquer les commissariats et les gendarmeries partout en France.

l’appel à bloquer Nobel Sport, usine de fabrication de flash-balls, de grenades et de lacrymogènes à Pont de Buis (29), le mercredi 03 décembre 2014.

Nous exigeons :

• l’arrêt immédiat de toutes les poursuites judiciaires à l’encontre des personnes ayant participé aux manifestations des dernières semaines, mais aussi aux manifestations de soutien aux ZAD de Notre Dame des Landes et de celle du Testet.

• l’amnistie pour toutes les personnes condamnées.

• la libération des camarades emprisonnés, notamment Enguerrand, en grève de la faim et maintenu arbitrairement en détention par le procureur de Nantes.

Pour la suite Rendez-vous

mardi 25 novembre à 12h30 pour une Assemblée Générale devant le hall B à Rennes 2.

jeudi 27 novembre à partir de 18h place St Michel pour une manifestation d’occupation débouchant sur l’ouverture d’un lieu de lutte pour le mouvement.

Indymedia Nantes, 20 novembre 2014

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , , , , | Commentaires fermés

[Justice pour Ali Ziri] Audience du 19 novembre 2014

Mort d’Ali Ziri : l’avocat général demande un supplément d’enquête

Ali Ziri, 69 ans, est décédé, asphyxié, le 11 juin 2009, deux jours après son interpellation par la police à Argenteuil. Le parquet général de Rennes a demandé jeudi 19 novembre à relancer l’information judiciaire qui s’était conclue par un non-lieu.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/0317.jpg

Connaîtra-t-on enfin un jour la vérité sur la mort d’Ali Ziri, un chibani de 69 ans, décédé par suffocation, le 11 juin 2009, deux jours après son interpellation par la police à Argenteuil ? L’affaire s’était d’abord conclue par un non-lieu prononcé le 15 octobre 2012 par un juge d’instruction qui, pas plus que ses prédécesseurs, n’avait pris la peine d’entendre lui-même les policiers interpellateurs. Mais début 2014, la Cour de cassation avait estimé que les juges auraient dû « rechercher si les contraintes exercées » sur le retraité algérien « n’avaient pas été excessives au regard du comportement de l’intéressé » et « si l’assistance fournie (par les policiers, ndlr) avait été appropriée ». Elle avait dépaysé l’affaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes. Laquelle doit désormais décider de l’annulation ou non de ce non-lieu.

Lors de l’audience, jeudi 19 novembre 2014, l’avocat général, qui représente le parquet devant la cour d’appel de Rennes, a demandé l’infirmation de ce non-lieu et un supplément d’enquête. Il s’est cependant opposé, à ce stade de l’enquête, à la mise en examen des trois policiers interpellateurs. Selon Me Stéphane Maugendre, l’avocat de la famille d’Ali Ziri, le parquet général a estimé que l’instruction avait été sérieuse mais avait eu deux défauts. « Le premier, de ne pas avoir vérifié si la technique du pliage avait été utilisée et si une autre méthode pouvait être utilisée, détaille Me Maugendre. Le second était qu’elle n’avait pas été attentive à la transparence vis-à-vis des parties civiles et pas assez contradictoire, notamment au regard des demandes d’actes formulées par les parties civiles. » Celles-ci étaient pourtant basiques : la famille a demandé une reconstitution, ainsi que l’accès aux bandes de vidéosurveillance montrant l’arrivée d’Ali Ziri au commissariat. Selon feu la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) qui a pu les visionner, ces bandes montrent qu’Ali Ziri a été « littéralement expulsé du véhicule » puis « saisi par les quatre membres, la tête pendante, sans réaction apparente, et emmené dans cette position jusqu’à l’intérieur du commissariat ». Mais aucun des trois juges d’instruction qui se sont succédé sur cette affaire n’a jamais jugé utile de visionner ces vidéos.

Arrêté avec un ami lors d’un contrôle routier, Ali Ziri avait été transporté à l’hôpital une heure et demie après son arrivée au commissariat. Les deux hommes de 69 ans et 61 ans, étaient fortement alcoolisés. Ali Ziri était revenu passer quelques jours en France pour effectuer des achats avant le mariage de son fils et les deux amis avaient descendu plusieurs verres dans l’après-midi.

Dans son avis de mai 2010, la CNDS avait dénoncé comme « inhumain et dégradant » le fait de les avoir laissés, lui et son ami interpellé en même temps, « allongés sur le sol du commissariat, mains menottées dans le dos, dans leur vomi, à la vue de tous les fonctionnaires de police présents qui ont constaté leur situation de détresse, pendant environ une heure ».

Les rapports médicaux avaient donné lieu à une bataille d’experts. Alors qu’un premier cardiologue avait pointé une bien commode « cardiomyopathie méconnue », deux expertises ont ensuite mis en cause la technique du pliage. Un procédé que les policiers d’Argenteuil, trois jeunes gardiens de la paix, ont reconnu avoir utilisé pour maintenir le vieil homme durant le trajet vers le commissariat.

Dans son rapport de juillet 2009, l’ancienne directrice de l’institut médico-légal de Paris indiquait ainsi qu’Ali Ziri, fortement alcoolisé ce soir-là, est décédé « d’un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique par suffocation multifactorielle (appui postérieur dorsal, de la face et notion de vomissements) ». L’autopsie avait en effet montré une vingtaine d’hématomes sur le corps d’Ali Ziri, pouvant « correspondre à des lésions de maintien », ainsi que des signes d’asphyxie mécanique des poumons.

Malgré cela, les juges d’instruction n’ont jamais auditionné les policiers concernés, ni les témoins présents ce soir-là au commissariat. Ils n’ont pas non plus visionné la bande des caméras de la cour du commissariat. Aucune reconstitution n’a été réalisée.

La chambre de l’instruction doit rendre sa décision le 12 décembre 2014.

Louise Fessard, Mediapart, 21 novembre 2014

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , , | Commentaires fermés

[Ain] Rassemblement du 22 novembre à Montluel

Rassemblement du 22 novembre à Montluel

Suite à l’annulation de dernière minute de la journée “comprendre le fascisme pour mieux le combattre” organisé à la MFR de Montluel par le collectif antifasciste de l’Ain, une soixantaine de personnes se sont réunies devant la mairie pour dénoncer l’annulation abusive du contrat de location. L’un des arguments évoqué par écrit par la MFR pour se justifier est que “l’idéologie défendue ne correspond pas a nos valeurs”.

http://juralib.noblogs.org/files/2014/11/0113.jpg

Cette première action s’est déroulée dans le calme et a permis de communiquer avec les habitants sur la montée du fascisme dans cette zone très marquée par l’extrême droite. La presse était présente.

Des suites seront données à cette affaire, nous ne nous arrêterons pas là.

La lutte antifasciste continue !

Mailing – 23 novembre 2014

Posted in Antifascisme | Tagged , , | Commentaires fermés

Verdict pour les 3 inculpés suite à la manif du 29 octobre à l’Hôtel de Ville (mort de Rémi Fraisse)

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/015.jpg

Verdict pour les 3 inculpés suite à la manif du 29 octobre à l’Hôtel de Ville (mort de Rémi Fraisse)

Ambiance tendue cet après midi du 21 novembre à la chambre 23-2 du TGI de Paris. Trois accusés, arrêtés lors de la manifestation pour Rémi et les autres victimes de la police du 29 octobre place de l’Hôtel de ville de Paris. Déjà, en plus de la fouille habituelle à l’entrée du Palais de « justice », une fouille « spéciale » à l’entrée de la salle d’audience, une vingtaine de soutiens rentrent, les autres restent dehors, alors qu’au moins une quinzaine de place restent libres. Réservées à qui ? Une jeune fille manifeste son mécontentement, elle est proprement expulsée, avec menaces du président d’évacuer la salle. Tout un cinéma pour des accusations ridicules : crachats sur les boucliers, « dégradations » pour avoir tagué sur le sol « police assassin », jet de bouteille, de pot de peinture, personne n’est blessée du côté policier…

L’ambiance est agressive, le Président interdit et empêche toute discussion sur le pourquoi de cette manifestation, genre « on reste aux faits », on ne rentre pas dans les « considérations », à savoir interdiction d’évoquer les violences policières, l’assassinat de Rémi… Protestations dans la salle, menace d’évacuation bis. Visiblement la justice ne veut pas parler de grenades offensives, ni de la volonté des jeunes d’exiger la vérité… Bouche cousue, oreille bouchée, nez pincé, hypocritement la « justice » reste aux faits non prouvés.

Voilà l’ambiance devant cette chambre qui a aussi vu des “Rroms” sortir en pleurs et en cris, après un verdict.

À ajouter à cela, l’attitude volontairement provocatrice des gendarmes en faction devant la chambre, face à nous, soutiens des inculpés, et leur ton très sévère, condescendant, allant jusqu’à dire entre eux, parlant de trois d’entre nous ayant protesté contre ces refus d’assister à l’audience, qu’ils allaient nous coller un “trouble à l’ordre public” !

Dans ces conditions, le verdict est le suivant :

• 4 mois avec sursis et 200 euros d’amende ferme (pour peinture sur le sol, utilisation d’un haut-parleur et refus de signalétique)

• 1000 euros d’amende avec sursis (jet de projectiles : canettes essentiellement, et crachats)

• 700 euros d’amende avec sursis (jets de projectile : canettes essentiellement)

D’autres procès auront lieu début décembre et en janvier, se tenir informé sur http://paris-luttes.info/ notamment !

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 22 novembre 2014

Posted in La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Tagged , , , | Commentaires fermés